Fraternité – Brüderlichkeit 2018

Ein Plakat-Wand-Kunst Projekt, an dem Plakat-Wand-Kunst Künstler beteiligt sind. Frühjahr/Sommer 2018
die Arbeiten:

Ausgestellt in Struthof:

Ausgestellt in Stuttgart:

copyright alle Fotos: Wilfried Beege

Ann Loubert

Le travail de Ann Loubert est en prise directe avec le réel : portraits, paysages, scènes de vie, fleurs… Elle dessine et peint avec le sujet sous les yeux, sans passer par l’intermédiaire de la photo. Sa démarche est double : la pratique nomade du dessin, assidue, quotidienne, lui permet de glaner des images, des moments de vie, par des croquis rapides et instantanés ; la pratique de l’atelier, nécessairement sédentaire, propose une autre temporalité, celle par exemple des temps de pose. Ce travail sur le motif donne une peinture figurative mais allusive, pratiquant l’ellipse, la suggestion, la recherche de lignes épurées. Les techniques et les matières sont choisies pour leur fluidité – aquarelles, encres sans épaisseur… – et permettent de saisir une réalité mouvante, parfois fugace.

Ann Loubert est née en 1978. C’est une artiste peintre et dessinatrice franco-suisse. Elle a étudié la peinture à l’École des Arts décoratifs de Strasbourg. Depuis 2006, elle a effectué un certain nombre de résidences qui ont nourri sa démarche : Poznań, Berlin, Pékin, Tainan. Sa peinture est présente au Musée d’Art Moderne et Contemporain de la Ville de Strasbourg, ainsi qu’au musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel. Elle vit et travaille à Strasbourg


Die Arbeit von Ann Loubert hat ein direkten Bezug zum Reellen : Porträts Landschaften, Szenerien des Alltags, Blumen… Sie zeichnet und malt, was sie vor Augen hat, ohne sich bei Fotografien zu bedienen. Ihre Arbeit bewegt sich in zwei Bereichen : einerseits ausserhalb ihres Ateliers, wenn sie unterwegs zeichnet, was ihr begegnet, und so Skizzen sammelt, anderseits in Ihrem Atelier, wo das Sesshafte ein anderes Zeitempfinden ermöglicht, wie zum Beispiel beim Posieren von Modellen. Diese Arbeit mit Motiven ergibt eine figurative Malerei die auch voller Anspielungen sein kann, eine suggestive Komponente hat und auf der Suche nach klaren Linien ist. Techniken und Materialien werden wegen ihrer Geschmeidigkeit ausgesucht – Aquarell, Tinte …-. Sie ermöglicht das Erfassen einer bewegten, manchmal flüchtigen Realität.

Ann Loubert wurde 1978 geboren. Sie ist eine franco-schweizerische Malerin und Zeichnerin. Sie studierte Malerei an der Hochschule für Kunst von Straßburg. Seit 2006 hatte sie mehrere Künstleraufenthalte in Poznań, Berlin, Peking, Tainan, die ihren Werdegang beeinflusst haben.Ihre Malerei ist zu sehen im Museum für Zeitgenössische Kunst von Straßburg und im Museum für Kunst und Geschichte von Neufchâtel. Sie lebt und arbeitet in Straßburg.

 

Crédit photographique : Nathalie Savey

Bernard Latuner

Bernard Latuner organise son cheminement artistique à travers des séries thématiques. Les travaux qui l’occupent depuis ces vingt dernières années l’amènent à développer un propos critique portant sur des préoccupations environnementalistes en écho à l’observation qu’il fait du monde dans lequel il vit.

Bernard Latuner (anagramme : NATUREL) est né à Mulhouse le 08 mai 1942 et n’en a gardé aucun souvenir. Il a fait ses études à l’école des Beaux-Arts de Mulhouse de 1956 à 1960. Il expose régulièrement à partir de 1965, entre autre à la galerie Claude Bollack de Strasbourg, au Grand Palais à Paris, ainsi qu’à Amsterdam, Budapest, Fribourg et Karlsruhe. Il a également exposé au musée des Beaux-Arts de Mulhouse et au musée Archéologique de Strasbourg. En 1985 il réalise une fresque avec des détenus de la centrale d’Ensisheim et de Longuenesse et reçoit de Robert Badinter la médaille pénitentiaire. Il fut chargé d’un atelier d’arts plastiques à l’institut médico-éducatif Marie Pire Riespach. Son travail est présenté dans les grandes foires d’art contemporain tel que St’Art à Strasbourg et Art-Basel à Bâle. Sa peinture est présente dans différentes collections : FNAC, FRAC Alsace, CRAC de Reims, Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg, Institut français d’Amsterdam, Parlement européen, entre autre. Bernard Latuner vit et travaille à Mulhouse.


Der künstlerische Werdegang von Bernard Latuner gestaltet sich in aufeinanderfolgenden thematischen Serien. Seine Kunst der letzten zwanzig Jahre führte zur Entwicklung  einer kritischen Haltung zu Umweltproblematiken. Sie ist das Echo seiner Beobachtungen der Welt, in der er lebt.

Bernard Latuner (Anagramm : NATUREL) wurde am 8. Mai 1942 geboren und hat daran keine Erinnerung. Er studierte von 1956 bis 1960 an der Hochschule für Kunst in Mulhouse. Seit 1965 stellt er regelmässig aus, unter anderem in der Galerie Claude Bollack in Straßburg, im Grand Palais in Paris, sowie in Amsterdam, Budapest, Freiburg und Karlsruhe. Er hat auch im Musée des Beaux-Arts von Mulhouse und im Musée Archéologique von Straßburg ausgestellt. 1985 hat er eine Wandmalerei  mit Insassen der Gefängnisse von Ensisheim und Longuenesse durchgeführt und dafür die Gefängnismedaille von Robert Badinter überreicht bekommen. Er hat einen Kunstwerkstatt im Marie Pire Riespach Institut geleitet. Seine Arbeit wird auf Messen für zeitgenössische Kunst gezeigt wie St’Art in Straßburg und Art-Basel. Seine Malerei ist in verschiedenen Sammlungen vertreten : FNAC, FRAC Alsace, CRAC de Reims, Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg, Institut français d’Amsterdam, Europaparlament. Bernard Latuner lebt und arbeitet in Mulhouse.

Christiane Bricka

Ce qui se dérobe est à l’œuvre dans la peinture de Christiane Bricka. C’est ainsi qu’il faut entrevoir des notions qui sont autant des outils d’appréhension que des usages d’expériences profondes. La couleur y est comme en suspens. Ici, recouvrir une couleur signifie l’apparaître d’un dessous et d’une texture presque cachée avant. La peintre observe, tout autant qu’elle est observée, les enfouissements, les craquelures et les crevasses. C’est d’une sorte de paysage intérieur qu’il s’agit en écho aux désirs et à l’inconnu comme forme ultime du sens. Il y a un affleurement de ce qu’on doit appeler la chair de la couleur et l’incision de la trace. C’est une lenteur bienfaisante et bienvenue qui est ici à l’œuvre et qui est traversée des tremblements de l’époque, des tempêtes réelles et de la paix recherchée et envisagée comme forme de l’expression authentique. Elle caresse la couleur comme nous sommes caressés par elle, c’est-à-dire dans une sorte de joie qui pourrait faire dire à Christian Bobin : Quand ils voient un miracle / la plupart ferment les yeux. Voir dans la peinture de Christiane Bricka c’est voir la lumière en nous. C’est comme une peau poreuse qui toujours est un passage, qui toujours murmure l’étonnement de la lumière. (Germain Roesz)

Christiane Bricka est née en 1948. Elle a fait partie des groupes Attitude et du Faisant qui furent à l’origine de bien des formes et lieux de l’art contemporain à Strasbourg. Elle a participé à des manifestations en extérieur avec le groupe Lulu et 6 gouttes (Installations et grands formats). Christiane Bricka vit et travaille à Strasbourg.


Das Verborgene macht das Werk Christiane Brickas aus. Im Verborgenen kann man Begriffe erahnen, die sowohl Werkzeuge zum Erfassen als auch Zeugnis tiefen Erlebens sind.  Die Farbe bleibt im Erahnbaren. Hier eine Farbe zu übermalen, bedeutet, etwas darunter Liegendes, eine fast verborgene Textur, zum Vorschein zu bringen. Die Malerin beobachtet das Vergrabene, die Risse und die Gräben und wird dabei selbst beobachtet. Es handelt sich um eine Art innere Landschaft, die wie ein Echo auf die Sehnsüchte und das Unbekannte antwortet und zu einer vollendeten Form wird. Was man als Fleisch der Farbe bezeichnen und als einschneidende Spur lesen könnte, wird nur zart berührt. Wohltuende und willkommene Langsamkeit ist hier am Werk. Sie ist von den erschütternden Erlebnissen und stürmischen Zeiten sowie von der Suche nach Frieden als authentischen Ausdruck durchzogen. Sie streichelt die Farbe, die auch uns zart berührt, das heißt in einer Art Freude, die Christian Bobin veranlassen könnte zu sagen: „Wenn die Menschen ein Wunder sehen, schließen die meisten die Augen.“ In die Malerei Christiane Brickas zu schauen, bedeutet, das Licht in uns zu sehen. Es ist wie eine durchscheinende Haut, die immer ein Übergang ist, die immerzu das Staunen des Lichtes flüstert.

Christiane Bricka wurde 1948 geboren. Sie gehörte zur Gruppe „Attitude“ und zum „Faisant“, die den Grundstein für viele Formen und Orte zeitgenössischer Kunst in Straßburg legten. Sie hat an Veranstaltungen (Installationen und großformatige Bilder) unter freiem Himmel mit der Gruppe „Lulu“ und „6 gouttes“ teilgenommen. Christiane Bricka lebt und arbeitet in Straßburg.

Didier Guth

„Mes dernières réalisations se situent sur une feuille de papier (empreintes, gravures) et en cela sont bien plus classiques que les bas reliefs dans leur format ou que les photographies aménagées dans leur sujet et leur mise en œuvre.

Sur du papier sont appliquées des formes découpées dans du lino et préalablement enduites de peinture acrylique. Les formes découpées sont faites de lignes, de formes rondes. Une forme est imprimée simultanément sur plusieurs (deux ou quatre) feuilles de sorte que chaque pièce finie ne contient que la moitié ou le quart de la forme du début.

Ainsi se fabrique un hors-champ important permettant au regard d’aller au delà de l’œuvre. Pour ce qui concerne les couleurs, m’étant éloigné de la référence à la carte, je m’éloigne également des références coloristiques de celle-ci. Ainsi apparaissent des mélanges et des couleurs qui ne m’étaient pas familières“.

Didier Guth est né en 1951. Après des études de lettres modernes et d’histoire de l’art à Strasbourg il a enseigné au collège Kleber à Strasbourg et à l’Université de Strasbourg en arts plastiques. Il est membre du groupe de plasticiens « Faisant », du groupe de plasticiens « Plakatwand Kunst » et de « Quinz’art ». Il est également membre fondateur de „Zone d’art“ et est représenté par Artvista (Hubert Cuillier) et Rémy Bucciali éditions.

Il a participé à de nombreuses expositions en France, en Allemagne, en Chine, aux Etats Unis, en Italie, au Luxembourg, en Belgique, en Finlande et en Angleterre. Il est présent dans des collections particulières en France, en Allemagne, en Suisse et aux USA et dans les collections publiques des artothèques de Strasbourg et d’Ouest Provence. Il vit et travaille à Strasbourg.


« Meine letzten Arbeiten sind Drucke und Radierungen auf Papier und entsprechen daher eher einer klassischen Vorstellung von Kunst als Relief oder bearbeitete Fotografien es tun.

Um die Drucke herzustellen werden zuerst Formen in Linoleum ausgeschnitten und mit Acrylfarbe beschichtet. Diese Formen bestehen aus Linien und Rundungen. Danach werden die verschiedenen Formen auf mehrere nebeneinander liegende Papierbögen gepresst, sodass jeder fertige Bogen nur noch die Hälfte oder ein Viertel der ursprünglichen Form abbildet. So wird ein Hors-champs erzeugt, das dem Betrachter die Möglichkeit gibt, seinen Blick über das Kunstwerk hinaus zu öffnen. Was die Farben anbelangt habe mich von der herkömmliche Farbenauswahl und Farbenlehre entfernt.

Auf diese Art entstehen Farbmischungen und Farbtöne, die mir bisher nicht geläufig waren. »

Didier Guth wurde 1951 geboren. Nach seinem Studium für moderne Literatur und Kunstgeschichte lehrte er im Collège Kleber und an der Universität für Bildende Kunst von Straßburg. Er ist Mitglied der Künstler-Gruppe «Faisant» und der Künstler-Gruppe „Plakatwand Kunst“ sowie „Quinz’art“. Er ist  Mitbegründer von „Zone d’art“ und wird vertreten durch Artvista (Hubert Cuillier) und den Verlag von Rémy Bucciali.

Seine Werke zeigte er in Frankreich, Deutschland, China, USA, Italien, Luxemburg, Belgien, Finnland und in England. Er ist vertreten in Sammlungen in Frankreich, Deutschland, Schweiz, und in den USA  sowie in öffentlichen Sammlungen der Artothek von Straßburg und Ouest Provence. Er lebt und arbeitet in Straßburg.

Elham Etemadi

„J’avais dix ans, en Iran. C’était la guerre. Le pays était sous embargo. A l’école, je n’avais que deux crayons, un noir et un rouge. Les deux portaient le logo d’une marque, un crocodile noir. C’était un gage de qualité. Et mes crayons écrivaient bien ! J’étais habituée à les voir et à les avoir entre mes mains, mes crocodiles. Plus tard, Involontairement un crocodile apparaissait dans certains de mes tableaux, j’ai réalisé que c’était le reptile des crayons de mon enfance qui faisait irruption dans ma peinture. Depuis, de temps en temps, il revisite mes toiles. C’est devenu un compagnon de route.“

Elham Etemadi est née à Shiraz/Iran en 1983. Elle est diplômée de l’Université d’Art de Téhéran et a obtenu la mention titulaire du 1er degré de l’Association des Dessinateurs d’Iran en 2007. Elle obtient le Master Université d’Art de Téhéran, puis un second Master en Arts de l’Université de Strasbourg en 2011. Elle est actuellement étudiante en dernière année de doctorat en art visuel à l’université de Strasbourg.


« Ich war 10 Jahre alt, im Iran. Es herrschte Krieg. Das Land war mit einem Embargo belegt. In der Schule hatte ich nur zwei Stifte, einen schwarzen und einen roten. Sie trugen das Logo einer Marke, ein schwarzes Krokodil. Das war ein Garant für Qualität. Un meine Stifte schrieben gut ! Ich war daran gewöhnt, sie zu sehen und zu benutzen, meine Krokodile. Später tauchte dann immer wieder ein Krokodil in meinen Bildern auf und ich merkte, dass das Reptil dieser Stifte meiner Kindheit seinen Weg in meine Kunst gefunden hatte. Seitdem findet es sich von Zeit zu Zeit in meinen Gemälden wieder. Es ist mein Weggefährte geworden. »

Elham Etemadi wurde 1983 in Shiraz/Iran geboren. Sie ist Absolventin der Kunsthochschule Teheran und erwarb 2007 eine Anerkennung der Vereinigung der Zeichner Irans. Sie absolvierte einen Master an der Kunsthoschule Teheran und 2011 einen zweiten Master in Kunst an der Universität Straßburg. Sie ist derzeit Promotionsstudentin in bildender Kunst an der Universität Straßburg.

Eva Schaeuble

Eva Schaeuble erzählt in ihren Bildern von Helden und Heldinnen des klassischen Altertums oder anderen legendären Epochen und „verpflanzt“ sie in neue Umgebungen und andere Zeiten. Die Reibung zwischen Mythos und Alltag, zwischen geistigem Genuss der Geschichten und profanen Gebrauch von solcherart „gezierten“ Vasen und Kaffeetassen irritiert und speist gleichsam den Ablauf unserer Tagesgeschäfte mit einer unbekannten Wucht. Sei es die technische und inspirierte Meisterschaft ihrer realistisch anmutenden Gestalten und „trompes l’oeil“ in den unterschiedlichsten Dimensionen, sei es die anspruchsvolle und stilvolle Erlebniswelt einer traumartigen Verdichtung ihrer Themen – verglichen mit der Schnelllebigkeit unserer Zeit führt Eva Schaeuble uns den Begriff „Kultur“ vor als Sehnsucht nach Ethos und Genuss, die nur zu haben sind zum Preis von Einsicht in das Vorbildhafte gelebter Poesie.

(Werner Schmidt)

Eva Schaeuble wurde 1951 in Kuppenheim bei Rastatt geboren. Sie studiert von 1972 bis 1977 Malerei an der staatlichen Akademie der Bildenden Künste Karlsruhe, zunächst bei Hans Baschang und Peter Ackermann, dann ab 1973 bei Markus Lüpertz. Von 1973 bis 1976 studiert sie Kunstgeschichte an der Akademie und an der Universität Karlsruhe. Seit 2009 ist sie Künstlerin der Staatlichen Majolika Manufaktur Karlsruhe. Sie lebt und arbeitet in Karlsruhe.


Eva Schaeuble parle dans sa peinture de héros et héroïnes de l’antiquité classique ou d’autres temps légendaires pour les replacer dans une époque et un environnement différent. La friction entre mythe et vie quotidienne, entre le plaisir intellectuel du récit et l’utilisation d’objets profanes et „maniérés“, tels des vases et des tasses à café, irrite et alimente pour ainsi dire notre quotidien avec une énergie jusqu’alors inconnue. Que ce soit la maîtrise avec laquelle elle crée de façon réaliste ses personnages et ses trompe-l’oeil, ou bien l’intensité narrative contenue dans ses oeuvres, tout cela ne nous est accessible qu’au prix d’une immersion totale dans cet univers poétique.

Eva Schaeuble est née en 1951 à Kuppenheim près de Rastatt. Elle a étudié la peinture à l’Académie des Beaux Arts de Karlsruhe de 1972 à 1977 ; d’abord chez Hans Baschang puis Peter Ackermann et à partir de 1973 chez Markus Lüpertz. Elle a étudié l’histoire de l’art à l’Académie et à l’Université de Karlsruhe de 1973 à 1976. Elle est artiste de la manufacture d’état Majolika depuis 2009. Elle vit et travaille à Karlsruhe.

Gabi Streile

Gabi Streile hat die Orientierung an der Natur zum Leitmotiv ihres malerischen Schaffens gewählt. Landschaft, Pflanzen und Früchte spielen die zentrale Rolle auf der steten Suche nach verborgenen Wahrheiten.

Im Blick auf das Naheliegende wird das Gewachsene lebendig, die Landschaftsbilder strahlen eine ungeheure Energie aus, sie geben Zeugnis von einer inneren Präsenz, die sich auf der Leinwand und im Auge zu einer starken seelischen Gefühlswelt verdichtet.

Gabi Streile wurde 1950 in Karlsruhe geboren. Sie studierte von 1970-76  an  der Staatlichen Karlsruher Akademie der Bildenden Künste und erhielt zahlreiche Stipendien und Auszeichnungen.

Ihre Werke sind in vielen öffentlichen und privaten Sammlungen vertreten. Sie ist Mitglied im Künstlerbund Baden-Württemberg ,der Münchener Secession,der GEDOK,und dem Bundesverband Bildender Künstler.

Sie ist ständig vertreten von den Galerien Tammen ,Berlin, Rottloff, Karlsruhe, Netuschil, Darmstadt, Meier, Freiburg, Arthea,Mannheim und Wohlhüter,Thalheim. Gabi Streile lebt und arbeitet mit dem Maler Werner Schmidt in Oberkirch und in Berlin.


Gabi Streile a choisi de prendre la nature comme leitmotiv de son travail pictural. Le paysage, les plantes et les fruits sont au centre de sa recherche constante des vérités cachées.

Au regard de ce qui est évident, ce qui a grandi devient vivant. Les paysages diffusent une énergie immense, ils témoignent d’une présence intérieure qui se densifie en un monde sensible, fort sur la toile et dans le regard.

Gabi Streile est née en 1950 à Karlsruhe. Elle a fait ses études à l’Académie des Beaux Arts de Karlsruhe et a obtenu de nombreuses bourses ainsi que plusieurs prix.

Ses oeuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques et privées. Elle est membre du Künstlerbund Baden-Württemberg, de la Münchener Secession, du GEDOK et du Bundesverband Bildender Künstler.

Elle est représentée par les galeries Tammen,Berlin, Rottloff, Karlsruhe, Netuschil, Darmstadt, Meier, Freiburg, Arthea,Mannheim und Wohlhüter,Thalheim. Elle vit et travaille avec le peintre Werner Schmidt à Oberkirch et à Berlin.

 

Foto/photo : Claudia Fährenkemper

Germain Roesz

En peinture Germain Roesz cherche à signifier ordre et chaos, organique et minéral en faisant référence aux formes de l’histoire et en construisant une architecture du présent. Elle est allusive et organisée autour d’un hasard reconnu. Dans les années 70 elle prend en compte des structures mathématiques en répétant le même geste selon des lois qui se déclinent en abscisses et ordonnées. Il en découle une monochromie qui renvoie à Steve Reich et Phil Glass. Lentement, son travail revient à la couleur pleine, aux contrastes, en gardant globalement son processus coloré initial (une couleur conduit à la couleur suivante et ainsi de suite). Sa peinture se développe depuis longtemps en très grands formats (mais pas seulement) pour caractériser les tremblements et les expressions du corps. Les filiations se tiennent autant dans la grande peinture abstraite américaine des années 50, dans les problématiques travaillées par Support Surface mais aussi et surtout Martin Schongauer et Mathias Grünewald (qui furent fondateurs).

Germain Rœsz est né à Colmar. Il conjugue la pratique des arts plastiques, de la poésie et de la recherche théorique. Il est professeur émérite (en théorie, pratique et sciences des arts) de l’Université de Strasbourg. Dans le champ strictement poétique, il réalise depuis 1994 des lectures et performances poétiques, parfois avec des musiciens contemporains (P. Zeidler, C. Rieger, G. Gromer), avec l’épongistes (Robic/Roesz) ou en solo. De nombreuses publications en Revues et chez différents éditeurs (une trentaine de livres parus). Germain Roesz vit et travaille à Strasbourg et Paris.


In seiner Malerei versucht Germain Rœsz die Ordnung und das Chaos, das Organische und das Mineralische zu vereinen, indem er sich auf Formen der Vergangenheit bezieht und eine Architektur der Gegenwart konstruiert. Die Malerei ist voller Anspielungen, die unbestritten auf den Zufall als Gestaltungsmoment zurückgehen. In den siebziger Jahren macht seine Malerei mathematischen Strukturen erfahrbar, indem die gleiche malerische Geste in der Gesetzmäßigkeit eines Koordinatensystems wiederholt wird. Daraus resultiert eine monochrome Farbgebung, die auf Steve Reich und Phil Glass zurückverweist. Langsam kehrt er in seiner Arbeit zu einer satten Farbigkeit und entsprechenden Kontrasten zurück. Dabei behält er insgesamt seinen ursprünglichen, farbintensiven Prozess bei. Seine Malerei entfaltet sich seit langem auf sehr großen Formaten – wenn auch nicht ausschließlich – um das Vibrieren und den Ausdruck des Körpers hervorzuheben. Die Ursprünge hierfür liegen in der großformatigen, abstrakten, amerikanischen Malerei der 50er Jahre, in den von Support Surface untersuchten Problemstellungen aber auch und vor allem bei Martin Schongauer und Mathias Grünewald.

Germain Rœsz ist in Colmar geboren. Er vereint in seiner Arbeit die bildenden Künste, die Poesie und die wissenschaftliche Recherche. Er ist emeritierter Professor für Theorie und Praxis der Malerei sowie für Kunstgeschichte an der Universität von Straßburg. In dem der Poesie gewidmeten Arbeitsfeld realisiert er seit 1994 Lesungen und poetische Inszenierungen. Es sind zahlreiche Publikationen in Zeitschriften und um die 30 Bücher in verschiedenen Verlagen erschienen. Germain Rœsz lebt und arbeitet in Straßburg und Paris.

Haleh Zahedi

Le travail d’Haleh Zahedi représente un univers autant imaginaire que concret où le point de jonction, entre le réel et l’imagination, est insaisissable. Elle propose un monde chimérique, familier en apparence et inconnu profondément. Une simple observation ne la satisfait pas. Elle voudrait que le regardeur s’arrête devant le dessin, rentre dans l’espace crépusculaire et se promène au travers d’une masse d’ombre et de pénombre où les formes flottent, entre noir et blanc, où plein d’émerveillements l’attendent. Comme une mise en scène théâtrale, elle positionne chaque forme et chaque élément dans le dessin, dans le but de raconter une histoire aussi personnelle que commune. Son dessin désigne un lieu mystérieux d’un passage entre deux mondes, où coexistent des fantômes du passé et des délires de tous les jours. Intéressée par la psychanalyse, elle essaye de présenter l’espace mouvant du rêve et de l’inconscient avec le jeu d’ombre et de lumière.

Haleh Zahedi est née en 1982 à Téhéran, où elle a obtenu un diplôme de graphiste. Doctorante en Arts plastiques et chargée d’enseignement en Arts visuels à l’Université de Strasbourg, elle dirige depuis 2015, avec Germain Roesz, la collection Bandes d’artistes des éditions Les Lieux Dits. Elle a déjà participé à de nombreuses expositions à Strasbourg et en Alsace, mais aussi à Zurich, Besançon, Tonnerre, Offenburg et Durbach en Allemagne. Haleh Zahedi vit et travaille à Strasbourg depuis 2010.


Die Arbeiten von Haleh Zahedi bilden eine  gleichermaßen imaginäre wie konkrete Welt ab, wobei die Verbindung  zwischen Imagination und Wirklichkeit nicht greifbar scheint. Die Künstlerin  unterbreitet eine trügerische Welt, in ihrem Erscheinungsbild vertraut und fremd zugleich. Bloße Beobachtung genügt ihr nicht. Sie möchte, dass der Betrachter vor dem Bild inne hält, den dämmerigen Raum betritt und langsam in einer Welt von Schatten und Zwielicht hin und her geht, wo die Gestalten zwischen schwarz und weiß schweben und und ihn vollständiges Entzücken erwartet.

Wie in einer Theaterinszenierung  positioniert sie jede Gestalt und jedes Element  in ihren Bildern, um eine sowohl persönliche  als auch allgemeingültige Geschichte zu erzählen. Ihre Bilder gestalten einen geheimnisvollen Ort des Übergangs zwischen zwei Welten, an dem die Geister der Vergangenheit und die tagtäglichen Wahnvorstellungen nebeneinander existieren. Inspiriert von der Psychoanalyse versucht sie die Räume von Traum und Unbewusstem mit dem Spiel von Licht und Schatten abzubilden.

Haleh Zahedi wurde 1982 in Teheran geboren, wo sie ein Graphikdiplom erwarb.

Sie ist Doktorantin und Dozentin an der Universität für Bildende Kunst in Straßburg. Seit 2015 leitet sie zusammen mit Germain Roesz die Sammlung „Bandes d`artistes“ des Verlages „Les Lieux Dits“. Sie hat schon an zahlreichen Ausstellungen in Straßburg und im Elsass teilgenommen, ebenso in Zürich, Besançon, Tonnerre, Offenburg und Durbach in Deutschland. Haleh Zahedi lebt und arbeitet in Straßburg seit 2010.

Harald Gruber

Harald Gruber ist als Zeichner und Maler tätig, wobei es sich bei seinen nun zumeist ornamentalen Zeichnungen und Bildern jedoch um integrale Bestandteile seiner gestalterischen Arbeit handelt.

Zur Abgrenzung seines ganzheitlichen Ansatzes von dem heutzutage auch im Kunstschaffen noch weitgehend üblichen Spezialistentum bezeichnet Gruber seine Vorgehensweise als  „Arbeit am Gesamtkunstwerks-Gedanken“. Diese gestalterische Arbeit ist im Laufe der Zeit zusammengewachsen zu einem Lehrgarten-Konzept, dem der Künstler den Arbeitstitel MINI MUNDES gegeben hat.

Bei einem Arbeitsaufenthalt in Dessau fand Gruber erst unlängst in einem Skizzenbuch des Bauhaus-Lehrers Johannes Itten dahingehende bildnerische Überlegungen , womit also seine Suche nach einer  „unabgegoltenen Bauhaus-Utopie“ einen erfolgreichen Abschluss gefunden hat.

Harald Gruber wurde 1950 in Kirchheimbolanden geboren. Von 1970 bis 1976 absolvierte er ein Kunststudium an der Staatlichen Akademie der bildenden Künste Karlsruhe. Auf visueller Ebene beschäftigte sich Harald Gruber zunächst mit architektonischen Themen, wobei ihm die historischen konstruktivistischen Tendenzen als Ausgangspunkt und Anregung dienten. Nach der Veranstaltung eines Skulpturen-Symposions in einem kleinen „Englischen Garten“ und nach der Mitarbeit auf dem „Erfahrungsfeld zur Entfaltung der Sinne“ des Architekten Hugo Kükelhaus fand Gruber schließlich in vielfältig begleitender Mitarbeit in der Schulgarten-Pädagogik ein Tätigkeitsfeld, in dem sich seine bei dem Symposion geweckten garten-architektonischen Ideen umsetzen liessen. Harald Gruber lebt und arbeitet in Karlsruhe und in der Bauhaus-Stadt Dessau.


Harald Gruber est peintre et dessinateur. Ses dessins ornementaux sont toutefois intégrés dans une vision plus globale de son travail.

Afin de se démarquer de la création d’aujourd’hui qui se caractérise par une „spécialisation“, Gruber pense l’art dans sa globalité. Au fil du temps, ce travail graphique s’est mué en un concept, le jardin d’apprentissage, que l’artiste nomme  MINI MUNDES.

Lors d’un séjour récent à Dessau, Gruber a trouvé, dans un carnet de croquis du Professeur du Bauhaus Johannes Itten, des dessins sur ce sujet, ce qui conclut provisoirement avec succès sa recherche d’une utopie globale dans l’esprit du Bauhaus.

Harald Gruber est né en 1950 à Kirchheimbolanden dans le Palatinat. Il a étudié à l’Académie des Beaux Arts de Karlsruhe de 1970 à 1976. Harald Gruber s’intéresse tout d’abord à des thèmes architecturaux, inspiré en cela par le constructivisme historique. Suite à une résidence de sculpteurs dans un jardin anglais et sa collaboration avec l’architecte Hugo Kükelhaus sur „Le champs d’expérience du déploiement des sens“, Harald Gruber a trouvé dans la pédagogie des jardins scolaires un moyen de mettre en oeuvre ses idées sur l’architecture des jardins. Il vit et travaille à Karlsruhe et à Dessau, la ville du Bauhaus.

Isolde Wawrin

„… die Bilder von Isolde Wawrin vereinen eine motivische und malerische Ursprünglichkeit mit dem Wissen um die Kulturgeschichte und die gesellschaftliche Wirklichkeit…“ Thomas Hirsch 2012.

„… mit der Zivilisation geht das Entsetzen einher, die totale Einsamkeit, die Angst vor der glatten, rechtwinkligen Kälte des Lebens und dem Nichts des Todes. Ich möchte nicht zivilisiert bleiben…“ Isolde Wawrin 1981.

„… am Ende des Planeten Zeit sehe ich mich heimatlos folklorisierend…“

Isolde Wawrin wurde 1949 in Altdorf geboren. Nach eine Lehre als Schriftlithographin absolvierete sie ein Kunststudium an den Akademien Karlsruhe und Düsseldorf bei Kalinowski, Lüpertz und Rinke. Sie erhielt einen Stipendien an der Cité des Arts, Paris und PS1, New York. Sie nahm an „Art Allemand d‘ Aujourd’hui“ im Musée d’Art Moderne von Paris, an der Dokumenta 7, Kassel, an Kunst der Gegenwart ZKM, Karlsruhe teil. Sie lebt und arbeitet in Ettenheim.


„… le travail d’Isolde Wawrin crée le lien entre une peinture aux motifs originels et une connaissance de l’histoire de la culture et de la réalité de la société…“ Thomas Hirsch 2012

„… la civilisation va de paire avec l’horreur, la solitude totale, la peur du lisse glissant, le froid perpendiculaire de la vie et le néant de la mort. Je ne voudrais pas rester civilisée…“ Isolde Wawrin 1981

„…. au final de la planète temps, je me vois folkloriser sans patrie …“

Isolde Wawrin est née en 1949 à Altdorf. Après avoir terminé une formation comme typographe, elle fait des études à l’Académie des Beaux Arts de Karlsruhe et Düsseldorf avec Kalinowski, Lüpertz et Rinke. Elle a eu une bourse à la Cité des Arts, Paris et PS1, New York. Elle a participé à „Art Allemand d’Aujourd’hui“ au Musée d’Art Moderne de Paris, à la Dokumenta 7, Kassel et à „Kunst der Gegenwart“ ZKM, Karlsruhe. Elle vit et travaille à Ettenheim.

Jacques Thomann

Autodidacte, le thème permanent du travail de Jacques Thomann est l’expression de la condition humaine dans ses fureurs, ses blessures, ses fantasmes.

Réflexion sur l’image, l’itinéraire de l’artiste est fait de ruptures apparentes. Les inflexions idéologiques psychologiques du temps suscitent les cycles de son travail. Elle trouve son ancrage dans l’observation de son quotidien autant que dans l’étude de la littérature, la poésie, la musique ou les sciences.

Son œuvre composée de suites sérielles repose sur un dessin fort au concept de la couleur particulièrement audacieux. Tout est lumière. Elle se développe à l’encre, crayon, pastel, aquarelle et huile sur toile ou papier. Sollicité aussi par la commande publique ou des projets de création et de conception comme couverture de catalogue de musée, affiche de spectacle, pochette de musique, décor de théâtre.

Jacques Thomann est né en 1951 à Paris. Il expose régulièrement depuis 1987. Il est représenté depuis 2010 par la Galerie Bertrand Gillig de Strasbourg. Jacques Thomann vit et travaille à Ostheim, en Alsace.


Jacques Thomann ist Autodidakt. Er beschäftigt sich in seiner Arbeit mit dem menschlichen Dasein, mit seinem Zorn, seine Wunden und seinen Fantasievorstellungen. Reflexion über die Malerei und der Werdegang des Künstlers sind von deutlichen Brüchen gekennzeichnet. Die Zyklen seiner Arbeit werden von ideologischen und psychologischen Aspekten des Zeitgeistes bestimmt. Sie findet ihre Verankerung sowohl in der Beobachtung seines Alltags als auch im Studium der Literatur, der Dichtung, der Musik und der Naturwissenschaft.

Sein Werk besteht aus eine Abfolge von Serien und beruht auf einem kraftvollem Strich unter Verwendung mutiger Farbgebung. Alles ist Licht. Tusche, Stift, Pastell, Aquarell und Öl auf Leinwand oder Papier sind seine Arbeitstechniken. Der Künstler wird angefragt für öffentliche Aufträge, Kreativprojekte, die Gestaltung von Museumskatalogen, Veranstaltungsplakaten, CD Hüllen und Bühnenbildern.

JacquesThomann wurde 1951geboren in Paris. Er stellt seit 1987 regelmässig aus. Er wird seit 2010 von der Galerie Gillig vertreten. Er lebt und arbeitet in Ostheim im Elsass.

Jean Baptiste Defrance

La peinture de Jean-Baptiste Defrance est un effort utopique toujours manqué, toujours recommencé, de se dire : de dire la vérité sur lui-même. Les formes qui remontent par transparence de sous les couches supérieures de peinture sont le résidu d’un combat livré à la disparition, à la mort, à l’oubli, à l’impossibilité de dire. Ce combat, il ne lui a pas été longtemps permis de le mener naïvement. Les carnets de collages, d’une étonnante maturité plastique, dans lesquels, au sortir de l’adolescence, il envisage sa propre vie, il doit les laisser à la porte de l’école. Son œuvre actuelle est l’aboutissement des procédés mis au point pour circonvenir le creux discours institutionnel associé à la production en masse d’art contemporain, avec son style de communiqué de presse et ses termes interchangeables. Son passage par la photographie est bientôt abrégé par la nécessité qui s’impose à lui d’un rapport physique, corps à corps, avec ce qu’il peint, sans intermédiaire, crevant l’écran glacé de l’image. Contre l’hyper-réalisme de la peinture contemporaine d’après photographie mais dans la lignée picturale critique de Manet, son réalisme est une pensée physique de l’objet, qui ne s’exerce pas sans une certaine violence – d’où, contre l’élasticité de la toile, son choix des supports atypiques que sont le bois et surtout le papier. Les objets qu’il représente, dont les modèles sont entreposés sur des tréteaux au milieu de son atelier, sont le moyen détourné qu’il a inventé pour mettre en scène, incognito, sa propre vie, continuer de s’interroger sur lui-même sans se voir opposer sa singularité – comme si elle n’était pas la condition nécessaire de tout art, de toute pensée. (Laurent Perez)

Jean Baptiste Defrance est né en 1984. Après son diplôme à l’Ecole Supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg en 2009, Jean-Baptiste Defrance poursuit sa démarche de peintre à partir d’une collection d’objets comme des vêtements, le plus souvent portés par ses proches ou lui même. Il vit et travaille à Strasbourg.


Die Malerei von Jean-Baptiste Defrance ist ein utopischer Versuch zwischen Scheitern und Neubeginn. Es ist der Versuch, die Wahrheit über sich selbst zu sagen. Die Formen, die unter den darüber liegenden Farbschichten hervorkommen, sind die Spuren eines Kampfes gegen das Verschwinden, den Tod, das Vergessen, die Unmöglichkeit sich auszudrücken. Dem Maler blieb nicht die Zeit, naiv an diesen Kampf heranzugehen. Seine Skizzenbücher, in denen er seit seiner Jugend mit beeindruckend vielschichtigen Collagen sein Leben entworfen hatte, musste er für diesen Kampf hinter sich lassen. Sein jetziges Werk zeigt, wie er sich der aktuellen Massenproduktion in der zeitgenössischen Kunst und ihrer austauschbaren Formensprache zu widersetzen vermag. Die Fotografie ist nur ein kurzweiligen Ausgangspunkt für die Malerei. Wichtiger ist die folgende, unmittelbare Auseinandersetzung mit der Materie. Im Gegensatz zum Hyperrealismus der Gegenwartskunst ist sein Realismus eine geistige Verkörperung des Objektes, wie wir sie bei Manet finden. Bei der Entstehung sucht der Maler den Widerstand des Bildträgers. An die Stelle der schwingenden Leinwand treten ungewöhnliche Untergründe wie Holz und vor allem Papier. Die dargestellten Objekte, die sich in der Mitte seines Ateliers befinden, sind das von ihm erfundene Vehikel,  um sein eigenes Leben zu inszenieren und sich selbst zu befragen, ohne sich mit der eigenen Persönlichkeit zu konfrontieren – ganz so, als sei diese nicht die Bedingung einer jeden Kunst, eines jeden Gedankens.

Jean Baptiste Defrance wurde 1984 geboren. Nachdem er 2009 sein Diplom an der Ecole Supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg absolviert hat, findet seine Malerei ihren Ausgangspunkt in einer Sammlung von Objekten, wie Kleidern die meistens von seinen Bekannten oder von ihm selbst getragen wurden. Er lebt und arbeitet in Strasbourg

Johannes Mundinger

Johannes Mundinger beschäftigt sich mit der Verortung von Malerei im Raum und mit den bespielten Orten an sich. Ein bedeutender Teil seiner Arbeit ist die Bemalung großer Fassaden. Dabei werden die spezifische Historie oder die unmittelbare Umgebung der Fassaden zum Thema seiner Arbeiten, und doch bildet er diese nicht ab. Vielmehr nimmt er die Geschichte oder das recherchierte Wissen als Ausgangspunkt seiner Malerei. Und so ist vielleicht die Untersuchung selbst viel mehr Thema, als die Einordnung in einem kartografischen Zusammenhang.

Johannes Mundinger ist 1982 in Offenburg geboren und studierte in Münster und Brüssel. Die Realisierung zahlreicher Wandgemälde führte ihn unter anderem nach Belgrad, Berlin und Boulogne sur Mer, Istanbul und Jerusalem, Krakau und Lodz, Mexiko Stadt oder Sankt Petersburg. Seine Arbeiten waren im Kunstverein Freiburg, dem Berliner Kunstverein, dem Museum Weserburg, Bremen, dem Kunstverein Offenburg-Mittelbaden, der Kunsthalle Münster und in der Kunsthalle Wilhelmshaven, sowie beim Museum Kunstpalast, Düsseldorf, zu sehen.

Außerhalb Deutschlands nahm er an zahlreichen Gruppenausstellungen bei Galerien und Institutionen teil. Darunter dem Jüdischen Museum Krakau, der Manege, Moskau oder der Galerie Mathgoth, Paris. 2013 erhielt er den Förderpreis des Berliner Kunstvereins. Er lebt und arbeitet hauptsächlich in Berlin.


Les œuvres peintes de Johannes Mundinger s’imbriquent dans l’espace et le paysage urbain. Ce sont souvent des peintures monumentales exécutées sur des façades. Ces façades et leur histoire, ainsi que leur environnement, deviennent alors les thèmes significatifs de son travail sans qu’il fasse toutefois appel à la représentation narrative. Il s’attache à l’histoire du lieu et la prend comme point de départ de son travail. Ce sont ces recherches qui deviennent le sujet de sa peinture, plutôt que l’espace géographique auquel ces façades appartiennent.

Johannes Mundinger est né en 1982 à Offenburg. Il a étudié à Münster et à Bruxelles. Il a réalisé des peintures monumentales sur des façades à Belgrade, Berlin, Boulogne sur mer, Istanbul, Jerusalem, Cracovie, Lodz, Mexico et Saint Pétersbourg. Ses travaux ont été présentés au Kunstverein de Freiburg, au Berliner Kunstverein, au musée de Weserburg, à Brême, au Kunstverein Offenburg-Mittelbaden, à la Kunsthalle de Münster et de Wilhelmshaven, ainsi qu’au musée Kunstpalast de Düsseldorf.

Il a également participé à de nombreuses expositions collectives dans des galeries et institutions en dehors de l’Allemagne, comme le musée juif de Cracovie, le Manège à Moscou ou la galerie Mathgot à Paris. Il a obtenu le prix du Berliner Kunstverein en 2013. Il vit et travaille principalement à Berlin.

Jost Schneider

Immer wieder unternimmt Jost Schneider Ausflüge in andere Kunstsparten. So hat er von 1999 bis 2004 gemeinsam mit dem Bildhauer Rainer Ecke die Performance–Reihe „Minutes Only“ initiiert, mit Karlsruher Künstlern eine Schallplatte produziert oder zuletzt mit einem befreundeten Filmemacher einen Crossover-Animationsfilm.

Diese Vielfalt ist auch Merkmal seiner Malerei. Hierin setzt er sich mit den Formen und Formeln von Dasein, des In–der–Welt–Seins auseinander. Kausalitäten werden

ausgehebelt und hinterfragt. Figürliches wird abstraktem Raum ausgesetztes Fragment, ein Fleck mutiert zum Gegenstand. Aus der Ordnung lauert Chaos, Vertrautes wird fremd und Fremdes rückt näher.

Jost Schneider wurde 1965 in Karlsruhe geboren. Er studierte von 1988  bis 1993 freie Malerei an der Kunstakademie Stuttgart. Seine Lehrer waren unter anderen Moritz Baumgartl und  Paul–Uwe Dreyer. Er dozierte Kunst und Werken an der Jugendkunstschule Karlsruhe, Kunstgemeinschaft Linkenheim e.V., war Gastdozent der Villa Wieser in Herxheim und ist Mitglied des Badischen Kunstvereins sowie der internationalen Künstlergruppe PlakatWandKunst. Diverse Ausstellungen im In– und Ausland. Seine Arbeiten sind in öffentlichen, betrieblichen und privaten Sammlungen zu sehen. Er lebt und arbeitet in Karlsruhe.


Jost Schneider entreprend toujours des excursions dans d’autres domaines de l’art. Ainsi, il a initié avec le sculpteur Rainer Ecke la série de performances „Minutes Only“ de 1999 jusqu’à 2004, a produit un disque avec les artistes de Karlsruhe ou bien réalisé un film d’animation „Crossover“ avec un ami cinéaste.
Cette diversité se retrouve également dans sa peinture. Il y travaille les formes et les formules de l’existence et qu’il nomme : être dans le monde. Des causalités sont mises en avant et remises en question. Le figuratif devient un fragment d’espace abstrait, une tache devient objet. De l’ordre guette le chaos, le familier devient étranger et l’inconnu se rapproche.

Jost Schneider est né en 1965 à Karlsruhe. Il a étudié la peinture à l’Académie des Beaux Arts de Stuttgart avec Moritz Baumgartl et Paul–Uwe Dreyer. Il a enseigné l’art à l’Ecole des Arts pour jeunes de Karlsruhe, au collectif artistique Linkenheim e.V., et fut chargé d’enseignement à la Villa Wieser à Herxheim. Il est membre du Badischen Kunstvereins et du collectif international d’artistes PlakatWandKunst. Plusieurs expositions en Allemagne et à l’étranger. Ses oeuvres sont visibles dans des collections privées, publiques et d’entreprises. Il vit et travaille à Karlsruhe.

Jürgen Zimmermann

Einen Satz machen, wo Gips drin ist und Holz und Eisen und Blut und Schweiss und Tränen, Blattgold, Gummi und Salat, das Heilige soll singen und nihilistics, body and soul, Bruce Naumann soll Kurt Schwitters treffen, mit oder ohne Veilchen, Unzutreffendes bitte streicheln, es soll von Diamanten hanteln und von Strass, von Fallschirmspringern, Naturkultur, Kulturnatur, schwarz, rot und gold, soll alles drin sein, soll Spiegelung der Welt sein, soll „ma ndo cazzo vai“ drinstehen und Gänsefleisch, soll Bier und Wein und Frauen riechen, soll geistig sein am Ende noch, was hinten rauskommt, wichtig wie lavora e fatica, soll Durchblick haben und Orthografie, Grammatik, Sex, Erotik, Religion und Zeitgenossenschaft, am Ende soll ein Punkt sein

Vorwort zum Katalog „Jürgen Zimmermann“ 1996.

Jürgen Zimmermann wurde 1953 geboren. Er Studierte Bildhauerei an der Staatlichen Akademie der Bildenden Künste in Karlsruhe bei Prof. Hans Kindermann, Prof. Wilhelm Loth, Prof. Hiomi Akyiama und Prof. Herbert Otto Hajek von 1974 bis 1980. Mehrere Einzel- und Gruppenausstellungen sowie Bildhauersymposien im In- und Ausland. Er lebt und arbeitet in Karlsruhe.


Faire un proposition avec du plâtre et du bois, et du fer, et du sang comme de la sueur, et des larmes, et des feuilles d’or, ainsi que du caoutchouc et de la salade, le sacré doit chanter et être nihiliste à la fois, et body and soul, et Bruce Naumann qui y rencontre Kurt Schwitters, avec ou sans fleur ou coquard, veuillez caresser ce qui n’est pas pertinent, elle doit évoquer des diamants et du strass comme on soulève des altères, et des sauts en parachute, culture empruntée à la nature et nature emprunte de culture, noir, rouge et or, tout doit y être et refléter le monde, contenir „ma ndo cazzo vai“ et de la chair d’oie et de poule, et sentir la bière, le vin et les femmes, et pour finir avoir de l’esprit, ce qui en ressort, important comme „lavora e fatica“, elle doit avoir une vue d’ensemble et de l’orthographe, de la grammaire, du sexe, de l’érotisme, du religieux comme de la contemporanéité, et tout à la fin un point

Introduction du catalogue „Jürgen Zimmermann“ 1996.

Jürgen Zimmermann est né en 1953. Il a étudié la sculpture à l’Académie des Beaux Arts de Karlsruhe avec les Professeurs Hans Kindermann, Wilhelm Loth, Hiomi Akyiama et Herbert Otto Hajek de 1974 à 1980. Il a fait plusieurs expositions individuelles et a participé à de nombreuse expositions collectives en Allemagne et dans le reste de l’Europe. Il vit et travaille à Karlsruhe.

Louis Danicher

„Il faut donc avoir l’esprit un tant soi peu scientifique pour s’attarder à cet inextricable fouillis végétal qui fait la bordure des chemins de terre. Mais il faut surtout être poète pour donner à ces accotements de la magnificence! Louis Danicher porte en lui et l’un et l’autre, ce qui le rend parfois déconcertant lorsque dans son travail pictural le poète se joue bien souvent du scientifique …

Et c’est ce regard poétique qui peut faire surgir des bas-côtés des chemins  de campagne et de forêt, des paysages dont la grandeur, la beauté et la force nous ravissent autant qu’ils nous inquiètent. Il y a de l’obscur dans ces paysages quelqu’en soit la lumière, des zones inexplorées, non pas comme des menaces mais comme des lieux à défricher, des lieux à travailler. Des zones inexplorées de l’âme.

La force étonnante et singulière de ce travail c’est qu’avec un regard posé sur l’infime d’une végétation d’habitude foulée au pied, nous sommes happés dans un tourbillon qui révèle l’immensité d’un tout inconcevable auquel pourtant nous appartenons. Somme toute, ce n’est pas le paysage que Louis Danicher peint, mais l’émotion qu’il suscite.“

Louis Danicher est né en 1944 au Thillot dans le massif des Vosges. Il a exposé en France et à l’étranger (Allemagne,Suisse, Pologne) a participé à de nombreuses expositions collectives dont une au musée d’art moderne de la ville de Strasbourg.

Pour saisir toute la démarche de son travail pictural il faut s’imprégner du texte d’Isabelle Schmitt qui décrit une exposition sur la nature au bord du chemin montrée à Strasbourg. Il vit et travaille à Strasbourg.


„Man muss einen naturwissenschaftlichen Blick haben, um sich bei diesem Pflanzengewirr, das am Rande des Weges wächst, aufzuhalten. Man muss aber auch unbedingt Dichter sein, um diesen Dingen eine poetische Dimension zu geben. Louis Danicher steht für beides. Manchmal ist es für den Betrachter verwirrend wenn in seinen künstlerischen Schaffen, der Dichter den Wissenschaftler überflügelt.

Aus diesen poetischen Blickwinkel entstehen Landschaften, deren Grösse, Schönheit und Kraft uns begeistern, aber auch verunsichern. Es gibt eine dunklere Seite in diesen Landschaften, unabhängig vom Licht, unerforschte Gegenden, die noch zu entdecken sind. Unerforschte Bereiche der Seele. Das Verblüffende und die Kraft dieser Arbeit besteht darin, dass der Blick des Künstlers auf eine meistens zertretene Vegetation, uns in einen Wirbel hineinzieht, der die Unendlichkeit des Ganzen enthüllt, die wir nicht erfassen können, von der wir jedoch ein Teil sind. Letztendlich malt Louis Danicher nicht die Landschaft, sondern die Emotion, die sie in uns hervorruft.

Louis Danicher wurde 1944 in Thillot in den Vogesen geboren. Er hat bis jetzt in Frankreich, Deutschland, in der Schweiz und in Polen ausgestellt. Er hat auch an Gruppenausstellungen teilgenommen, unter anderem im Museum für Moderne Kunst in Straßburg. Um seiner Arbeit gut zu verstehen, sollte man sich in den Text von Isabelle Schmitt vertiefen, der eine seiner Ausstellungen über die Natur am Wegrand beschreibt. Er lebt und arbeitet in Straßburg.

Luc Demissy

Il est impossible de décrire les tableaux et dessins de Luc Demissy et de les réduire à une idée dont ils seraient la réalisation concrète. Refusant tout naturalisme, il propose un alliage original qui marie la représentation et l’abstraction. Des silhouettes, des objets, des formes que l’on peut reconnaître et qui s’associent à des formes inconnues, étranges, inidentifiables apparaissent dans des compositions vivement colorées. Chaque tableau aspire à donner à voir un récit, souvent à la croisée d’une inspiration mythologique et religieuse.

Néanmoins, l’intérêt de son travail est avant tout purement pictural. Le sens se dit à travers l’organisation spatiale de formes et de couleurs, de contrastes rudes et de propositions picturales singulières et souvent énigmatiques.

Luc Demissy est né en 1957 à Nancy. Il a vécu et travaillé à Berlin de 1986 à 2009. Il a eu de nombreuses expositions individuelles et à participé à des expositions collectives en France et en Allemagne. Il vit et travaille actuellement à Strasbourg et à Offenburg.


Es ist unmöglich die Gemälde und Zeichnungen von Luc Demissy in ihrer Beschreibung auf eine einzige konkrete Idee zu reduzieren. Jede Art von Naturalismus von sich weisend, formt er eine effektvolle Kombination aus Dargestelltem und Abstraktem. So entstehen farbige Kompositionen aus Umrissen, Objekten, wiedererkennbaren Formen, die sich mit Unbekanntem, Fremdartigem und Undefinierbarem zusammenfügen. Jedes Bild ist erzählerisch, oft zwischen Mythologie und Religion.

Nichtsdestotrotz liegt das Interesse seiner Arbeit in erster Linie am rein Malerischen. Der Sinn seiner Werke entsteht durch die räumliche und farbliche Organisation, durch die harten Kontraste und durch einzigartige, oft geheimnisvolle, bildliche Ideen.

Luc Demissy wurde 1957 geboren. Von 1986 bis 2009 lebt und arbeitet er in Berlin. Er hatte mehrere Einzelausstellungen und hat an Gruppenausstellungen in Frankreich und in Deutschland teilgenommen. Er lebt und arbeitet zur Zeit in Straßburg und in Offenburg.

Marie-Jo Daloz

La nature a toujours été pour Marie-Jo Daloz un lieu de prédilection. Depuis sa tendre enfance elle entretient avec elle une relation très particulière. Après de nombreux voyages à travers le monde ses pas la conduisent à redécouvrir ces espaces dont elle s’était écartée, sans distance ni mesure, lui révélant ainsi le sens de cette nécessité impérieuse pour la peinture qui l’a toujours poursuivie.

„Peindre dans la forêt, ce n’est pas peindre le paysage mais peindre avec lui, avec ce qui le compose. Peindre pour se sentir à l’égal d’une branche, d’un souffle… accéder ainsi à une autre conscience d’existence.“

Depuis une douzaine d’années sa peinture ne cesse de s’enrichir de cette énergie particulière qu’elle entretient avec les êtres de la nature. Sa peinture est ce qui résulte de cette relation, aller à la rencontre du fragile, de l’éphémère, se détourner de ce qui est impétueux, rêver d’une vie où on invoquerait les petites choses plutôt que le démesuré est sa manière d’affirmer une résistance devant la course effrénée du monde qui a besoin d’arrogance pour avancer.

Marie-Jo Daloz est née en 1964 en France Comté. Elle a étudié à l’école des Arts décoratifs de Strasbourg avec Franck Wohlfahrt, Jean-Marie Krauth et Manfred Sternjacob. En 1989 elle participe à des tables rondes à l’IHEAP (Institut des hautes études en arts plastiques) à Paris, avec Pontus Hulten, Sarkis, Daniel Buren et Claude Foucherau. Son travail a été exposé dans plusieurs villes européennes et limitrophes (Allemagne, République tchèque, Hongrie), en Suisse et à Taïwan. Très récemment en France elle a exposé au jardin botanique de Saverne, à Haguenau pour un concert de Haydn et vient de réaliser une exposition personnelle à la Galerie l’Estampe de Strasbourg.


Schon immer war die Natur Lieblingsplatz für Marie-Jo Daloz. Von Kindesbeinen an hatte sie zu ihr eine ganz besondere Beziehung. Nach zahlreichen Reisen um die Welt führte sie ihr Weg zur Wiederentdeckung jener Räume, von denen sie sich entfernt hatte und ohne Distanz und ohne Maß entwickelte sich abermals das zwingende Gefühl, malen zu müssen.

« Im Wald zu malen, das bedeutet nicht die Landschaft zu malen, sondern mit ihr zu malen, mit dem, woraus sie besteht. Malen um sich einem Ast gleich zu fühlen, einem Atmen… um auf diese Weise in ein anderes Bewusstsein zu gelangen. »

Seit vielen Jahren speist sich ihre Malerei aus dieser besonderen Energie, die sie mit den Gestalten der Natur verbindet. Ihre Malerei entsteht aus dieser Beziehung und führt zur Begegnung des Fragilen, des Vergänglichen, wendet sich ab von allem Ungestümen ab und träumt von einem Leben, in dem die kleinen Dinge statt das Übergrosse Geltung bekommen, als ein Ausdruck des Widerstands gegen den schnellen Lauf der Welt, die zu ihrem Voranschreiten das Überlegenheitsgefühl braucht.

Marie-Jo Daloz wurde 1964 im France-Comté geboren. Sie studierte an der Hochschule der Bildenden Künste in Straßburg bei Franck Wohlfahrt, Jean-Marie Krauth und Manfred Sternjakob. 1989 nahm sie an den Runden des IHEAP in Paris teil, mit Pontus Hulten, Sarkis, Daniel Buren et Claude Foucherau. Ihre Arbeiten wurden in vielen europäischen Städten und Nachbarstaaten gezeigt (Deutschland, Tschechien, Ungarn) der Schweiz und Taiwan. Vor kurzem hat sie für ein Haydn-Konzert  im botanischen Garten von Saverne, in Haguenau und in der Galerie l`Estampe in Straßburg ausgestellt.

Marie-Pascale Engelmann

Force, trace, structure, matière, des mots en connexion avec les travaux de Marie-Pascale Engelmann.

L’importance de s’ancrer (s’encrer) dans une base solide, dans des lignes directrices si présentes qu’elles en deviennent les motifs principaux de chaque toile.

Elle joue des matières , de la rencontre des pigments avec le sable et le ciment , observe et analyse les résultats, avance, expérimente et s’aventure vers des bichromies, des polyptiques, des séries, avec ce même esprit combatif et structuré.

Paradoxalement, ses toiles apaisent et nous amènent vers des sentiments inexplorés , des traces – empreintes enfouies, desquelles se dégage cette impression inexplicable de force et de sérénité.

(Julie GAUDIN)

Marie-Pascale Engelmann est née en Algérie de parents andalous. Elle exerce sa profession d’enseignante pendant vingt-cinq ans. De 1986 à 1995 elle part enseigner aux quatre coins de l’Afrique (Gabon, Comores, Madagascar). A l’âge de quarante ans elle décide de devenir artiste à part entière et expose depuis une dizaine d’années. Elle vit et travaille à Strasbourg.


Kraft, Spuren, Strukturen, Materie – Wörter die man mit der Arbeit von Marie-Pascale Engelmann verbindet.

Die Notwendigkeit sich in einen festen Boden zu verankern, mit zielstrebigen Linien, so präsent, daß sie das Hauptmotiv jeden Werkes bilden. Sie spielt mit der Materie, mit der Begegnung von Pigmenten mit Sand und Zement, beobachtet und analysiert die Ergebnisse, geht weiter, experimentiert und wagt sich in die  Zweifarbigkeit , die mehrteiligen Bilder, Serien, mit demselben Geist für das Kämpferische und das Strukturierte. Paradoxerweise  beruhigen uns ihre Arbeiten und führen uns in unerforschte Gefühle, Spuren – tief vergraben, aus denen sich diese unerklärlichen Eindrücke von Ruhe und Kraft entwickeln.

Marie-Pascale Engelmann wurde in Algerien als Kind andalusischer Eltern geboren. Sie hat fünfundzwanzig Jahre als Lehrerin gearbeitet. Von1986 bis 1995 hat sie in Afrika (Gabon, Comores, Madagaskar) unterrichtet. Im Alter von fünfzig Jahren entschied sie sich, als freischaffende Künstlerin zu arbeiten und stellt seit zehn Jahren aus. Sie lebt und arbeitet in Straßburg.

Max Wetter

Die Malerei von Max Wetter ist als prozesshafte Malerei zu verstehen. Mit Ölfarben und Ölstiften gemalt, entstehen seine Bilder zumeist in Zyklen von mehreren Monaten. Vorangehend stehen oft kleinere, skizzenhafte Ölpastelle auf Papier.

Die Darstellung einer eigenen Welt, in der von außen nur assoziativ hineingedacht werden kann ist ein grundlegenes Ziel der Arbeit. Eine hermetisch abgesiegelte Bildwelt ermöglicht dem Betrachter  nur schwer den Zugang zu Wetter’s Malerei. Geerdete Grundformen, die Assoziationen zu verschiedenen, realen Dingen zulassen, ermöglichen den Betrachtern eine jeweils individuelle Anschauung und Bedeutung des Bildes. Man könnte Bezüge zu esoterischen KünstlerInnen wie Hilma af Klint oder der visionären Malerei von Forrest Bess ziehen.

Auch dystopische Anklänge sind der symbolhaften und abstrakten Bildsprache Wetter’s zu entnehmen. Traumhafte Sequenzen in trüben, gedeckten Erdtönen bis hin zu grellen, den Betrachter anspringenden Symbolen finden sich in Wetter’s Werk. Die Bilder sind in großen Formaten sichtbar schwer zu fassen und brauchen viel Raum, um von nah wie auch von fern betrachtet werden zu können.

Max Wetter wurde 1991 in Karlsruhe geboren. Als Sohn von Künstlern kam er schon in frühester Kindheit dauerhaft in Kontakt mit Malerei und Kunst. Nach dem Abitur begann er ein Studium an der Kunstakademie Stuttgart und wechselte 2015 an die Akademie in Düsseldorf, um das Studium bei Andreas Schulze fortzusetzen. Er lebt und arbeitet in Karlsruhe und in Düsseldorf.


La peinture de Max Wetter est à comprendre comme une peinture en devenir. Il peint la plupart de ses tableaux de façon cyclique sur plusieurs mois. Il travaille à partir de dessins préalables en utilisant de la peinture à l’huile et des pastels gras. La représentation d’un monde qui lui est propre et dans lequel on ne peut s’introduire que par associations d’idées, est le but avoué de son travail. Ce monde iconographique est hermétique et rend la compréhension de son travail difficile. Des formes premières et sphériques que l’on peut associer avec différentes choses connues facilitent une approche individuelle de son travail qui se rapproche de celui d’artistes ésotériques comme Hilma af Klint ou la peinture visionnaire de Forrest Bess.

Des réminiscences dystopiques se dégagent de son iconographie symbolique et abstraite. Ses compositions oniriques sont dans une palette de tons qui vont des ocres et bruns à des couleurs plus criardes. Ses peintures grand format sont difficilement accessibles et ont besoin de beaucoup d’espace pour être vues de près comme de loin.

Max Wetter est né en 1991 à Karlsruhe de parents artistes qui dès son enfance l’ont mis en contact avec l’art et la peinture. Après le baccalauréat, il commence des études d’art à l’Académie de Stuttgart pour ensuite les continuer à l’Académie de Düsseldorf avec Andreas Schulz. Il vit et travaille à Karlsruhe et à Düsseldorf.

Mike Überall

Der malende Wilderer, Mike Überall erzeugt spielerisch neue Wirklichkeiten, die die Grenzen zwischen Realität und Abstraktion aufheben. Er kombiniert verschiedene Themen und Bedeutungen miteinander und erschafft überraschende Neuschöpfungen.

Für ihn ist es wichtig sich überraschen zu lassen, und nicht mit einer vorgefertigten Meinung an die Sache heranzugehen. Letztendlich muss das Ergebnis stimmen. Er nennt dieses Vorgehen „eine nicht wissende Realität, ohne Boden“. Und so sind auch rein abstrakte Bildthemen für ihn möglich.

Mike Überall wurde 1968 geboren in Germersheim. Nachdem er eine Ausbildung zum Steinbildhauer von 1985 bis 1988 absolviert hat, studierte er an der Kunstakademie Karlsruhe von 1992 bis 1998 bei Kluge, Küchenmeister, Caramelle, Sander und Dias. Er war Assistent von Gustave Kluge von 1997 bis 1999. 1996 bekam er den Preis der Kunstakademie Karlsruhe und 2000 den Heinrich von Zügel Preis. Im selben Jahr bekam er auch das HAP Grieshaber Stipendium in Reutlingen. Er lehrte an der Kunstakademie Karlsruhe von 2007 bis 2009. Mike Überall hat an zahlreichen Ausstellungen unter anderem in Berlin, Hamburg, Köln, Frankfurt, Athen, Kassel, Mainz, Karlsruhe, Reutlingen, Kaiserslautern, Strasbourg, Ludwigshafen, Landau, Offenburg, Wörth, Bad Bergzabern, Tonnerre, Drusenheim, Niederroedern, Jockgrim, Germersheim, Langenburg, Pirmasens teilgenommen. Er lebt und arbeitet in Karlsruhe.


Le braconnier de la peinture qu’est Mike Überall fabrique de façon ludique de nouvelles évidences qui abolissent les frontières entre réalité et abstraction. En combinant différents thèmes et significations, il crée de nouveaux univers surprenants. Il est important pour lui de se laisser lui même surprendre et de ne pas aborder son travail avec une opinion préconçue. En fin de compte, le résultat doit être juste. Il appelle cette approche « une réalité sans savoir et sans base». Dans cette approche, les thèmes purement abstraits sont pour lui également du domaine des possibles.

Mike überall est né en 1968 à Germersheim. Après avoir suivi une formation de sculpteur sur pierre de 1985 à 1988, il étudie à l’Académie des Beaux Arts de Karlsruhe de 1992 à 1998 chez Kluge, Küchenmeister, Caramelle, Sander et Dias. Il a été l’assistant de Gustav Kluge de 1997 à 1999. Il a reçu le prix de l’Académie des Beaux Arts de Karlsruhe en 1996 et le prix Heinrich von Zügel en 2000. La même année, il a obtenu une bourse de la fondation HAP Grieshaber à Reutlingen. Il a également enseigné à l’Académie des Beaux Arts de Karlsruhe de 2007 à 2009. Mike Überall a fait de nombreuses expositions individuelles et a participé a de nombreuse expositions collectives à Berlin, Hamburg, Köln, Frankfurt, Athen, Kassel, Mainz, Karlsruhe, Reutlingen, Kaiserslautern, Strasbourg, Ludwigshafen, Landau, Offenburg, Wörth, Bad Bergzabern, Tonnerre, Drusenheim, Niederroedern, Jockgrim, Germersheim, Langenburg, Pirmasens. Il vit et travaille à Karlsruhe.

Mina El Bakali

Mina El Bakali mène une recherche exigeante. Afin de créer une œuvre libre et forte, elle ressuscite l’inspiration, les techniques et les secrets des surréalistes.

Ses peintures, collages et dessins sont chaque fois l’occasion d’une exploration et d’un danger : l’artiste, comme le spectateur, ne peuvent se limiter à savourer des choix stylistiques, des trouvailles plastiques. Chacun est engagé dans une impression de beauté et d’étrangeté qui touche aux grandes questions de la vie et de la mort. L’art de Mina El Bakali puise sa dimension mythologique très loin et très profond ; un sentiment de mystère naît devant ses œuvres, qui nous offrent la vision d’une cosmogonie primitive. Un chaos prend forme devant nous, un univers en formation, encore dans les limbes, et baigné d’inconscient. Cette Mythologie, signée Mina El Bakali, se place sous le signe de l’hybride : des formes mêlées, originelles, primaires, surgissent sous nos yeux dans une sorte de poussée organique, où se mélangent des morceaux vivants… en voie de définition, qui pourront devenir animal, végétal, minéral, ou humain… C’est le domaine des métamorphoses, territoire des songes où tout est possible. Avec son art sans concession, Mina El Bakali redonne le goût d’une aventure qui soit bien plus qu’esthétique.

(Pierre Müller)

Mina El Bakali est née en 1978 au Maroc et vit  en France depuis 1983. Elle est diplômée en arts visuels de l’Université de Strasbourg.


Mina El Bakali betreibt eine anspruchsvolle Forschung. Um ein freies und starkes Werk zu schaffen, erweckt sie die Techniken und Geheimnisse der Surrealisten wieder zu neuem Leben.

Ihre Malereien, Collagen und Zeichnungen geben Gelegenheit zur Exploration und stellen eine Gefahr da : die Künstlerin sowie der Betrachter können sich nicht auf den Genuss der stilistischen formale Mitteln beschränken. Jeder wird in einen Eindruck von Schönheit und Fremdheit hineingezogen und von den grossen Fragen von Leben und Tod berührt. Die Kunst von Mina El Bakali hat eine weite und tiefe mythologische Dimension ; ein Gefühl von Mysterium ergreift uns beim Betrachten der Werke, die die Vision einer ursprünglichen Kosmogonie entwerfen. Ein Chaos entwickelt sich vor unseren Augen, ein Universum in der Entstehung, in limbischem und unbewussten Zustand. Diese Mythologie steht im Zeichen des Hybriden : originelle und primäre Formen entstehen in einem organischen Entwicklungsprozess, bei dem sich lebende Teile vermengen auf dem Weg zu ihrer endgültigen Bestimmung als Tier, Pflanze, Gestein oder Mensch… Es ist das Gebiet der Metamorphosen, das Reich der Träume mit seinen unendlichen Möglichkeiten. Die kompromisslose Kunst von Mina El Bakali erzeugt ein Gefühl von Abenteuer, das über das ästhetische Empfinden weit hinausgeht.

Mina El Bakali wurde 1978 in Marokko geboren und lebt seit 1983 in Frankreich. Sie hat einen Abschluss in Bildende Kunst von der Universität von Straßburg.

Pascal H. Poirot

La peinture de Pascal H. Poirot s’articule autour de l’architecture, du chantier, de l’échelle, du mythe de Babel et du déluge. Il travaille actuellement sur d’autres séries, des fictions proches du paysage, souvenirs de parcours australiens, parcours de marcheur et fictions ayant pour objet l’histoire de l’art. Parallèlement, il poursuit un travail sur la ruche-tronc et les abeilles avec un apiculteur et un travail avec des canevas cousus sur toile avec la complicité de Valérie Etter. Eric Linard (galerie-édition)) et la galerie Lilian Andrée soutiennent son travail depuis  plus de trente ans.

Pascal H. Poirot est né en 1958 à Strasbourg. Il y a fait des études d’arts plastiques et d’histoire de l’art, puis de philosophie. Il expose tout d’abord ses cahiers lors de l’exposition «les écoles d’arts en Europe» au musée historique de Strasbourg en 1984. Suite à quelques expositions personnelles autour de séries de grandes peintures sur papier sur le thème du canapé (au Monte-Charge en 1985 notamment) Roland Recht, conservateur lui demande de participer a l’exposition inaugurale de la série «travail en cours» au musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg (De l’origine de la peinture-1987). Suivent une série d’expositions à Paris, en région et en Europe (centre culturel Français de Turin et de Hambourg). Il peint une vingtaine de peintures pour le temple protestant d’Abreschviller en 2000. Un documentaire est tourné par Philippe Poirier sur ce projet initié par le pasteur Philippe François (Protestsong). Pascal H. Poirot vit et travaille à Neuve-Eglise, en Alsace.


Die Malerei von Pascal H. Poirot artikuliert sich über Bestandteile von Architektur, über Baustellen, Leitern und den alttestamentarischen  Mythos von Babel und der Sintflut.

Er arbeitet zur Zeit an anderen Serien, landschaftsnahen Fiktionen, Andenken an Australienreisen, Wanderstrecken und Fiktionen die Kunstgeschichte als Thema haben.

Parallel dazu verfolgt er zusammen mit einem Bienenzüchter ein Projekt über Bienenstöcke und Bienen und ein Projekt mit aufgenähten Stoffen auf Leinwand, in Zusammenarbeit mit Valérie Etter. Eric Linard, Galerist und Verleger, und die Galerie von Lilian Andrée unterstützen seine Arbeit seit mehr als dreißig Jahren.

Pascal H. Poirot wurde 1958 in Straßburg geboren. Er hat dort Bildende Kunst, Kunstgeschichte und Philosophie studiert. 1984 stellte er zuerst seine Hefte in der Ausstellung «les écoles d’arts en Europe» im Historischen Museum von Straßburg aus. Nach einigen Einzelausstellungen von grossformatigen Papierbildern zum Thema Sofa (1984 im Monte Charge) wurde er von Roland Recht, Leiter des Museums für Zeitgenössische Kunst angeworben, um an der Eröffnungsausstellung der Reihe «travail en cours» teilzunehmen. Es folgten eine Reihe von Ausstellungen in Paris, in Frankreich und in Europa. In 2000 malte er zwanzig Bilder für die Evangelische Kirche von Abreschwiller . Ein Dokumentarfilm von Philippe Poirier wurde über das von Pastor Philippe François initiierte Projekt gedreht. Er lebt und arbeitet in Neuve-Eglise im Elsass.

Rainer Braxmaier

„Ich benutze nach Möglichkeit ein eng umgrenztes Materialsortiment, das man eher auf Baumärkten, als in Künstlerbedarfsanstalten findet. Als Leinwand dient eine Hartfaserplatte, die ich mit ritueller Geduld mittels Dachpappnägeln auf ungehobelte Dachlatten aufbringe. Ich setze die Bilder bewusst von der Wand ab, immer mit derselben Stärke von sechs Zentimetern.

Dann erst beginnt die eigentliche Malerei, zunächst mit grundierenden Schichten, später mit Übermalungen in verschiedenen Stoffen, aus denen sich allmählich und in prozesshaften Schichtungen das Bild herauskristallisiert. Ich benutze ein grundsätzliches Arsenal von Farben – Dispersionen, Kunstharzlacke, Zementfarben, Holzschutzlasuren etc…

Es ist es kaum möglich, materielle Beschreibungen zu geben, ohne in inhaltliche Argumentation zu verfallen. Ich will deshalb als kleinen Einschub meinen Begriff der „Zellensprache“ erklären, der  besagt:  Je reduzierter die materiellen Möglichkeiten sind, desto weitergehend sind die Assoziationsfelder. Oder: in der bewussten Beschränkung liegt der Ausgangspunkt allen künstlerischen Reichtums.“

Rainer Braxmaier wurde 1949 in Baden-Baden geboren. Nach eine Journalistische Ausbildung in Freiburg studierte er von 1970-75 an der Staatlichen Akademie der Bildenden Künste Karlsruhe bei Emil Schumacher. Von 1978 bis1992 und 1999 bis 2010 war er Kunsterzieher am Hans-Furler-Gymnasium in Oberkirch. 1986 erhielt er den Kunstpreis „Künstler in Baden-Baden“ und 1990 den Regio-Preis für Bildende Kunst Basel/Freiburg. 1996 bekam er ein Stipendium an der Cité des Arts in Paris. Er lebt und arbeitet in Oberkirch.


„J’utilise autant que possible un assortiment limité de matériaux que l’on trouve dans des magasins de bricolage plutôt que dans des magasins spécialisés pour artistes. Comme support, je me sers d’un panneau en aggloméré que je fixe patiemment sur des lattes de toit non rabotées. Ainsi mes peintures sont décalées de six centimètres par rapport à la surface du mur.

C’est après ce rituel que je commence véritablement à peindre. Tout d’abord j’applique une succession de couches pour l’apprêt, puis différents matériaux par lesquels, graduellement, l’image apparaît et se cristallise. J’utilise un arsenal hétéroclite de couleurs – des peintures murales, des vernis à base de résine synthétique, des peintures pour ciment, des vernis de protection pour le bois, etc…

Il est à peine possible de donner les descriptions techniques de mon travail sans parler du sens de ce choix. C’est pour cela que je veux expliquer brièvement ma notion de „langage de cellule“ : plus les possibilités techniques sont réduites, plus les champs d’association sont vastes. Ou : c’est dans la restriction consciente que se trouve le point de départ de toute richesse artistique. „

Rainer Braxmaier est né à Baden-Baden en 1949. Après des études de journalisme à Fribourg, il étudie de 1970 à 1975 à l’Académie des Beaux Arts de Karlsruhe chez Emil Schumacher. Il a été professeur d’art plastique au lycée Hans Furier de Oberkirch de 1978 à 1992 et de 1999 à 2010. Il a obtenu le prix „Artiste à Baden-Baden“ en 1986 et en 1990 le prix régional pour les arts plastiques de Bâle/Friburg. En 1996, il a obtenu une bourse pour la Cité des Arts à Paris. Il vit et travaille à Oberkirch.

Sabine Brand Scheffel

Wie gefühlsmäßig oder kalkuliert gehst Du in Deinem Malprozess vor? Gibt es den kalkulierten Zufall?

Ich suche den „inneren Klang“, stimmige Kompositionen, die sich während des Malprozesses intuitiv erschließen. Gefühlslagen und Stimmungen lassen sich zwar in Begriffe wie Freude, Trauer, Verzweiflung fassen, aber diese Begriffe beschreiben die individuelle Wahrnehmung oder Ausdrucksform jeder Emotion nur unzureichend. So habe ich den Weg des Malens, des Zeichnens gewählt.

Die Bildidee, die Vorstellung, die Erinnerung an Wahrgenommenes ist da und wird in Materie transformiert. Den Malprozess begleitend gibt es kleine Materialversuche auf Papier und Holz, malerische Nebenprodukte die beiläufig entstehen. Diese Materialversuche sind auch Momente des Einstimmens auf die Arbeit an einem größeren Bild. Der Kampf beginnt erst auf der großen Fläche. Der kalkulierte Zufall wird dabei manchmal zum Wegbegleiter.“

Auszug aus dem Katalog „Der Raum zwischen den Dingen“, 2014, Interview mit Dr. Mario Kramer, Sammlungsleiter des MMK Frankfurt

Sabine Brand Scheffel wurde 1959 geboren. Sie studierte von 1977 bis 1983 an der Staatlichen Akademie der Bildenden Künste Karlsruhe und von 1980 bis 1983 Kunstgeschichte und Kunstwissenschaften an der Universität Freiburg.

Sie ist Mitglied im Künstlerbund Baden-Württemberg und im Deutschen Künstlerbund.  Ihre Werke sind in vielen öffentlichen und privaten Sammlungen vertreten. Sabine Brand-Scheffel lebt und arbeitet in Karlsruhe.


„Quelle est la part de réflexion et la part d’intuition dans ton travail? Est-ce que le hasard calculé existe?“
Je cherche le „son intérieur“, les compositions harmonieuses qui prennent intuitivement place durant le processus créatif. L’humeur et les sentiments peuvent être exprimés à travers des mots comme joie, tristesse, désespoir. Mais ces mots expriment de façon insuffisante la perception ou l’expression de chaque émotion. C’est pourquoi j’ai choisi le chemin de la peinture et du dessin.

L’idée initiale du tableau, de la représentation ou du souvenir de ce qui a été vécu est transformée en matière. Je fais en parallèle des essais sur différents matériaux comme le papier ou le bois. Ce sont tout autant de petites oeuvres produites en marge et qui influencent mon travail sur des oeuvres plus grandes. En cela, le hasard calculé peut parfois guider le processus de création.

Extrait du catalogue „Der Raum zwischen den Dingen“, 2014, entretien avec Dr. Mario Kramer, directeur de la collection du MMK Frankfurt

Sabine Brand Scheffel est née en 1959. Elle a étudié à l’Académie des Beaux Arts de Karlsruhe de 1977 à 1983 et l’histoire et les sciences de l’art à l’Université de Freiburg. Elle est membre du „Künstlerbund Baden-Württemberg“ et du „Deutscher Künstlerbund“. Ses oeuvres sont présentes dans différentes collections publiques et privées. Elle vit et travaille à Karlsruhe.

Sylvie Villaume

Parfois elle est peintre, parfois elle préfère dessiner, filmer, coudre ou écrire. Elle assemble aussi des objets, qu’elle suspend dans l’espace, dernière tentative pour alléger la vie. Il ne s’agit pas de restreindre cette envie de faire, si exigeante et si présente, en se limitant à une seule technique que seules des années de travail peuvent perfectionner. Il s’agit de se risquer en permanence en terre inconnue, laisser des traces dans la matière, sous forme d’humour parfois, par nécessité.

Sylvie Villaume est née en 1963 à Saint-Dié-des-Vosges. Elle a étudié puis enseigné à l’université de Strasbourg, en arts visuels. Elle expose surtout en France et en Allemagne. En 2018 elle montre ses grands dessins organiques et ses petites vidéos animales au Kunstverein d’Offenburg (D) en compagnie de ses compères Didier Guth et Germain Roesz. En 2017 elle  installe 130 objets suspendus dans l’hôtel-Dieu de Tonnerre sous le titre „Les patients“. En 2016 elle participe à des expos … En 2015, ce sont „Les chambres hantées de Gilbert Lascault“ qui l’invitent au musée d’Issoudun. Quelques années auparavant, elle collabore à des expositions à Pékin et à Ispahan (Iran), par goût de la découverte. Sinon, elle organise régulièrement les manifestations artistiques de zone d’art, Strasbourg (elle y jardine aussi) et s’implique activement dans celles du groupe PlakatWandKunst de Karlsruhe (celles-ci et celles-là par goût du travail collectif ou collaboratif, et pour sa continuité). Elle vit et travaille à Strasbourg.


Manchmal malt sie, manchmal zeichnet sie, filmt, näht oder schreibt und fabriziert Objekte, die sie im Raum aufhängt, ein letzter Versuch das Leben zu erleichtern.

Diese Lust zu Schaffen soll sich nicht auf eine Technik begrenzen die nur nach Jahren langer Arbeit sich verbessern kann. Sie wagt es, sich immer auf unbekanntem Boden zu bewegen, Spuren in der Materie zu hinterlassen, manchmal humorvoll, manchmal aus Notwendigkeit.

Sylvie Villaume wurde 1963 in Saint-Dié-des-Vosges geboren. Sie hat bei der Universität von Straßburg für Bildende Kunst studiert und gelehrt. Sie stellt hauptsächlich in Frankreich und in Deutschland aus. 2018 sind ihre grösseren organischen Zeichnungen und ihre kleinen animalischen Videoarbeiten im Kunstverein Offenburg zu sehen zusammen mit ihre Künstlerkollegen Didier Guth und Germain Roesz. 2017 hat sie 130 Objekte im Hôtel-Dieu in Tonnerre (Burgunde) unter den Titel „Les patients“ ausgestellt. 2015, findet „ Les chambres hantées de Gilbert Lascault“ im Museum von Issoudrun statt. Einige Jahre früher hat sie an Ausstellungen in Peking und Ispahan aus Lust fürs Entdecken teilgenommen. In regelmäßiger Abstand organisiert sie Veranstaltungen bei Zone d’art und mit der Gruppe Plakat Wand Kunst (aus Spass am Kollektiv und um das Fortbestehen zu bewahren). Sie lebt und arbeitet in Straßburg

Veronika Olma

Fremde, vertraute Welt. (…) In den meist großformatigen Tableaus von Veronika Olma stehen sich Traum und Wirklichkeit, Leere und Fülle, Einsamkeit und Geborgenheit, Vergangenes und Gegenwärtiges, Nähe und Distanz, Schwarz und Weiss gegenüber. Hier herrscht das Sinnbild der polaren Welt, in die Mensch und Tier geworfen sind, mit der tiefen Sehnsucht zur Ganzheit zu gelangen. (…) Bewusst stellt Veronika Olma die Gegensätze einander gegenüber und verbindet sie zu einem traumähnlich anmutenden Bild das zwischen real, irreal und surreal schwankt.

Angelika Wende (RHEIN MAIN PRESSE)

Veronika Olma wurde 1962 im Kreis Konstanz geboren. Sie studierte Kunst und Kunstgeschichte von 1982 bis 1988 bei Prof. Wolfgang Hartmann in Karlsruhe. Sie lebt und arbeiten seit 2005 in Enkenbach-Alsenborn. Seit 2001 ist sie Mitglied im BBK Rheinland-Pfalz und in der Künstlerwerkgemeinschaft Kaiserslautern.


Monde étranger, familier. (…) Le rêve et la réalité, le vide et l’abondance, la solitude et la sécurité, le passé et le présent, la proximité et la distance, le noir et le blanc s’opposent dans les tableaux, la plupart de grand format, de Veronika Olma. Ici domine le symbole d’un monde polaire dans lequel la personne et l’animal sont précipités et emprunts du profond désir d’accéder à l’universalité. (…) C’est consciemment que Veronika Olma met les contraires face à face et les lie les uns aux autres pour créer des images oniriques semblables à des rêves qui oscillent entre réel, irréel et surréel.

Veronika Olma est née en 1962 près de Constance. Elle a fait des études d’art et d’histoire de l’art de 1982 à 1988 avec le Professeur Wolfgang Hartmann à Karlsruhe. Elle vit et travaille depuis 2005 à Enkenbach-Alsenborn. Depuis 2001, elle est membre du BBK Rhénanie-Palatinat et de la Künstlerwerkgemeinschaft Kaiserslautern.

Vincent Krüger

In seinen Schaffensperioden bearbeitet Krüger unterschiedliche Materialien. Von Holz, über Beton, bis zu Papier und Leinwand experimentiert er mit verschiedenen Ausdrucksmedien. Seine derzeitigen Arbeiten sind in Öl auf Leinwand ausgeführte Malereien, die sich thematisch mit der Ästhetik von Alltagssituationen beschäftigen. Seine Motive wählt er gezielt aus und zeigt diese kompromisslos auf der Leinwand.

Im Druck beschäftigt Krüger sich mit Drucktechniken wie dem Linolschnitt oder der Radierung. Bei plastischen Arbeiten sucht Vincent Krüger die Verwandlung und nutzt dazu auch verschiedene Materialien bei seinen Objekten. Die Freiheit in der Handlung ist ihm wichtig, sowie die gezielte Auseinandersetzung mit dem eigenen Schaffensprozess.

Vincent Krüger wurde 1987 in Gengenbach geboren und ist in Offenburg aufgewachsen. Derzeit studiert er Malerei/Grafik an der Staatlichen Akademie der Bildenden Künste Karlsruhe. Er ist in der Klasse von Franz Ackermann seit 2016. Im Jahr 2015 bezog er Das Atelier im Kreativraum VIA in Offenburg.


Vincent Krüger travaille des matériaux divers. Avec du bois ou du béton, sur du papier et de la toile, il expérimente différentes formes d’expression. Actuellement, il fait de la peinture à l’huile et ses travaux ont pour pour thème l’esthétique des situations ordinaires. Il choisit ses motifs de manière précise et les exécute sans compromis sur la toile.

Il travaille également dans le domaine de l’estampe, de la pointe sèche à la gravure sur linoleum. Ses objets et son travail plastique sur la transformation l’amènent à utiliser des matériaux différents. Ce qui lui importe, c’est la liberté dans l’action et la confrontation avec son propre travail créatif.

Vincent Krüger est né en 1987 à Gegenbach et à grandi à Offenbourg. Il étudie actuellement à l’Académie des Beaux Arts de Karlsruhe. Il est dans la classe de Franz Ackermann depuis 2016. Il occupe un atelier dans l’espace créatif VIA depuis 2015.

Walter Jung

Walter Jung setzte sich in seinen Arbeiten mit Figur, Farbfläche und Ornament auseinander. Der menschliche Körper wird reduziert auf Figurenkürzel, Chiffren, Zeichen. Von der Figur bleibt oft nur eine gestische Umrisslinie, ein Zeichen. Klare Farben und grafische Formen bilden die Basis, auf die diese Körperzeichen gesetzt werden. Schicht um Schicht entsteht so eine abstrahierende Malerei ohne Illusion, mit Farbflächen, Balken, Figurenlinien und Ornamenten. Oft wird eine schwarze Fläche  mit dem Schwamm weiß aufgehellt.  In den Zeichnungen, Collagen und Foliencollagen werden diese Ebenen und Formen spielerisch abgehandelt. Der Künstler verwende Fundstücke aus der Kunstgeschichte ebenso wie Zitate aus Zeitschriften, Büchern und sonstigen Medien.

Walter Jung ist in Heildeberg geboren. Nach seinen Studium der Malerei an der Kunstakademie Karlsruhe hat er ein DAAD-Stipendium in Rom bekommen. Zwischen 1985 und 1989 hatte er ein Lehrauftrag an der Universität Karlsruhe und zwischen 1994 und 1999 an der Hochschule für Gestaltung Karlsruhe. Walter Jung lebt und arbeitet in Karlsruhe.


Walter Jung se confronte dans son travail à la forme humaine, aux surfaces chromatiques et à l’ornement. La figure humaine est réduite à des formes stylisées, des chiffres et des signes qui souvent se résument à des contours issus d’une gestuelle picturale ; la base en étant des lignes claires et des surfaces chromatiques bien définies. Couche après couche, c’est une peinture abstraite qui voit le jour, dénuée de faux-semblants et composée de surfaces chromatiques, de lignes et d’ornements. Souvent, une surface noire est ajourée de blanc à l’aide d’une éponge. C’est une peinture ludique qui joue avec les transparences. L’artiste fait référence à l’histoire de l’art mais aussi aux textes que l’on trouve dans les journaux, les livres et autres médias.

Walter Jung est né à Heidelberg. Après des études à l’Académie des Beaux Arts de Karlsruhe, il séjourne à Rome dans le cadre d’une bourse DAAD. Il a enseigné à l’Université de Karlsruhe entre 1985 et 1989 et à l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Karlsruhe. Walter Jung vit et travaille à Karlsruhe.

Werner Schmidt

Die Bildwelt von Werner Schmidt kann nur erfassen, wer die Zeit ausblendet und sich ganz den Bedingungen seines Vorgehens ausliefert. Es ist der Effekt, den wir kennen, wenn wir einen hellen Raum betreten und das Licht ausmachen. Zunächst ist alles schwarz, doch plötzlich beginnt man immer klarer zu sehen, wird gefangen von den scheinbar uferlosen Feldern und beginnt die Zeit zu vergessen. Der Künstler entwickelt das Bild und lässt es Schicht für Schicht reifen, gibt dann mit dem nächsten Malakt eine Antwort auf das bislang Geschaffene. So überleben Spuren auch noch unter dem Übermalten – manchmal nicht mehr sichtbar, aber wirkungsvoll.

(Rainer Braxmaier)

Werner Schmidt wurde 1953 geboren in Oppenau/Baden. Er studierte 1973 bis 1977 an der Hochschule für Gestaltung in Pforzheim, lebt seit 1982 mit der Malerin Gabi Streile in Oberkirch/Baden, seit 1998 auch in Berlin als freier Künstler. Stipendien in Deutschland und in Paris, sowie zahlreiche Ausstellungen in New York, Lehr- und Forschungsaufträge an den Universitäten in Mainz und Freiburg, Kuratorentätigkeiten für Sammlungen und Ausstellungen zahlreicher Künstler prägten einen weitläufigen Charakter seines Werkes. 2016 wurde ihm der ART-Karlsruhe Preis des Landes Baden-Württemberg zuerkannt. 2017 erhielt er den offiziellen Auftrag des Preußischen Landtages für ein Portrait des Berliner Ehrenbürgers Wolfgang Schäuble. Er ist Mitglied im Künstlerbund Baden-Württemberg und dem PlakatWandKunst e.V..


On ne peut appréhender le monde pictural de Werner Schmidt que si l’on fait, d’une part, abstraction du temps et, d’autre part, que l’on accepte pleinement les conditions de sa réalisation. C’est l’effet que nous connaissons lorsque nous entrons dans une pièce éclairée et que nous éteignons la lumière. D’abord tout est noir, puis peu à peu on voit plus clair. On est alors prisonnier de ce qui est apparent d’espaces aux frontières indéfinies et on commence à oublier le temps. L’artiste argumente à partir de la peinture et fait évoluer le tableau pour le faire mûrir couche après couche. C’est ainsi que sur la toile reste une trace de chaque geste, parfois invisible certes, mais toujours présente et essentielle.

Werner Schmidt est né en 1953 à Oppenau/Baden. Il a étudié de 1973 à 1977 à l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Pforzheim. Il vit depuis 1982 avec l’artiste peintre Gabi Streile à Oberkirch et depuis 1998 également à Berlin comme artiste indépendant. Des Bourses en Allemagne et à Paris ainsi que de nombreuses expositions à New-York ont influencé le caractère de son oeuvre. Il a agrandi son champ d’activité en enseignant et en faisant de la recherche à l’Université de Mainz et à celle de Freiburg, et en étant commissaire d’exposition pour des collections ainsi que pour de nombreux artistes. Il a obtenu le prix ART-Karlsruhe du Land Baden-Württemberg. Il a reçu une commande officielle du Preußischer Landtag pour faire le portrait du citoyen d’honneur de Berlin Wolfgang Schäuble. Il est membre du Künstlerbund Baden-Württemberg et de PlakatWandKunst e.V..

Crédit Photographique : Claudia Fährenkemper

Wolfgang Ebert

Zug um Zug nähert sich Wolfgang Ebert seit seinem Studium der menschlichen Figur. Einfühlsam entwickelt er die Gestalt aus den Möglichkeiten des Materials. Aus dem Tuschefleck, dem Pinselzug und seiner Gliederung entstehen prägnante Bildzeichen für den Menschen. Ein dunkler Fleck wird zur Basis der Figur. Ein mit Wasser gefüllter Pinsel erweitert die Form und verleiht ihr ein lichtes Innenleben. Neben Zeichnungen, Aquarellen und Collagen entstehen Acrylbilder auf Papier, Nessel oder Holz. Wer im Fluss der Farbe gestalten will, muss auch bereit sein, das Fließen zuzulassen und den Zufall als Anstoß zur Veränderung und zum Aufbrechen einer festen Vorstellung anzunehmen. Für den Maler werden so im künstlerischen Prozess Grundfragen menschlichen Daseins erfahrbar, denen er zeichenhaft malerische Gestalt verleiht. Die Figuren Eberts sprechen unsere Befindlichkeiten an. Die Form ist klar doch keineswegs eindeutig. So dürfen wir uns fragen: Was sagt das von mir darin Gesehene und dabei Empfundene über mich aus?

Wolfgang Ebert wurde 1972 in Berlin geboren. Von 1992 bis 2001 studierte er an der Hochschule der Künste in Berlin bei Professor Karl-Heinz Herrfurth sowie von 1996 – 1997 an der École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris bei Professor Bernhard Piffaretti. 2006 zog er von Berlin nach Südbaden.


Pas à pas, depuis ses études, Wolfgang Ebert s’approche de la figure humaine. Avec sensibilité il développe la forme en veillant aux possibilités de la matière. À partir d’une tache d’encre, puis du mouvement plus ou moins appuyé du pinceau, l’artiste nous donne à voir des signes qui sont autant d’éléments visuels à la fois denses et dépouillés. Une tache sombre devient la base de la figure. Un pinceau gorgé d’eau élargit la forme et lui donne vie intérieure et luminosité. Des peintures à l’acrylique sur le papier, la toile ou le bois s’ajoutent aux dessins, aquarelles et collages. Qui veut composer avec la fluidité de la peinture, doit laisser celle-ci couler librement et accepter que le hasard puisse influencer le développent de l’œuvre. L’artiste peut ainsi appréhender des questions existentielles et leur donner forme au sens propre du terme. Les figures humaines de Wolfgang Ebert touchent notre sensibilité. La forme est claire mais nullement explicite. On est alors en droit de se poser la question: qu’est-ce que cela dit de moi, ce que je vois et je ressens en regardant le résultat de ce travail?

Wolfgang Ebert est né en 1972 à Berlin. Il a fait ses études à l’école des Beaux-Arts de Berlin dans l’atelier de peinture de Karl-Heinz-Herrfurth de 1992 à 2001 ainsi qu’à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris chez Bernard Piffaretti de 1996 à 1997. Il quitte Berlin en 2006 pour s’installer à Offenburg.

 

Crédit photographique : Christian Liebermann

Ausgestellt in Stuttgart:

Texte: Anja König

Vincent Krüger - Pascal Poirot

Vincent Krüger – Pascal Poirot

Die Leiter dominiert dieses künstlerische Werk. Auf der einen Seite stellt sie das Bindeglied zwischen den Menschen dar, so wie auch die Rheinbrücke, die Frankreich und Deutschland verbindet, symbolisch dafür steht. Auf der anderen Seite jedoch steht die Leiter auch für den Drang, sich erheben zu wollen – oder auch einen Überblick zu erhalten. Dieses Werk ist die bildnerische Auseinandersetzung zwischen zwei sehr unterschiedlichen Charakteren, welche sich in der Wahl entgegengesetzter Strukturen und Farben wiederspiegelt. Die Künstler spielten sich aufeinander ein, so dass eine Annäherung, ein Sich-Einlassen auf andere Malweisen und Weltsichten zu erkennen ist.

Luc Demissy - Jürgen Zimmermann

Jürgen Zimmermann – Luc Demissy

Um dieses Bild zu erschaffen, haben sich die Künstler auf das Malen mehrerer Figuren in Bewegung konzentriert. Luc Demissy malte die Figuren und Jürgen Zimmermann schliff das Werk immer und immer wieder, bis fast alles Gemalte verschwunden war. Dieser Prozess des Malens und Schleifens wurde mehrmals wiederholt, bis die Künstler mit dem Ergebnis zufrieden waren. Über die Hälfte der getanen Arbeit ist auf dem Werk nicht mehr erkennbar. Das Bild ist dadurch größtenteils verschwunden, so wie die Erinnerung an die Vergangenheit. Was übrig bleibt, ist wichtiger als das, was geschaffen wurde. Die 12 europäischen Sterne wurden aus Blattgold gefertigt, um ihren Wert darzustellen. Sie symbolisieren das Abbild der Vollkommenheit – dass, was in uns strebt, um zu einer Einheit zu verschmelzen. Die Sterne umschließen das Bild in einem ewigen Kreis und bewahren so die Erinnerung.

Bernard Latuner - Harald Gruber

Harald Gruber – Bernard Latuner

Horizontal durch das Bild zieht sich eine Brücke, sie trennt die warmen von den kühlen Farben – Sonnenuntergang und Wasser und symbolisiert die Verbindung und die Brüderlichkeit der beiden Nationen Deutschland und Frankreich. An der Brücke sind ein Smartphone und ein Tablet befestigt, sie zeigen die namentlichen „Botschaften“ der beiden Maler als medial vermitteltes Angebot zur Kommunikation. Bernard Latuner bringt mit Eiche und Lilien deutsche und französische Wappen-Pflanzen ein, dazu mit feiner Ironie ein Labyrinth. Harald Gruber zeigt den Plan der Welt als Idealgarten, basierend auf Ideen des Bauhaus-Künstlers Johannes Itten. “ Diese gestalterische Arbeit ist im Laufe der Zeit (virtuell) zusammengewachsen zu einem Lehrgarten-Konzept, dem der Künstler den Arbeitstitel MINI MUNDIS gegeben hat. Wie und ob die Kommunikation „läuft“, werden die Betrachter entscheiden.

Marie Jo Daloz – Veronika Olma

Veronika Olma – Marie Jo Daloz

In diesem Werk stehen sich zwei sehr unterschiedliche Stile gegenüber und finden nebeneinander Platz – eine dunkle „Vergangenheit“ und eine lichtere Zukunft – oder auch eine lichte Gegenwart und eine dunklere Zukunft. Interessant erscheint die Gestaltung der Übergangszone. Auf den ersten Blick sind beide Seiten voneinander getrennt, doch nähert man sich dem Werk erkennt man die Einbrüche der hellen Farben ins Dunkle und umgekehrt. Im schwarzen Feld erkennt man einen „Doppelhund“, sein Urbild stammt aus einer Porzellanmanufaktur in Nazideutschland, in welcher auch Zwangsarbeiter beschäftigt waren.

Mina el Bakali - Max Wetter

Max Wetter – Mina El Bakali

In diesem Werk setzen sich rötliche und gelbe Farbflächen spannungsvoll mit einer dunkleren gemalten „Architektur“ auseinander. Diese tendenziell raumgreifende Architektur ist bestimmt von quadratischen Strukturen, die mit blatt- oder tropfenförmigen Elementen verschmelzen. Die Strukturen sind dabei an Werke des Künstlers und Architekten Giovanni Battista Piranesi angelehnt. In den Farbflächen der linken Bildseite sind menschliche Gesichter gefangen – Männer und Frauen, umrahmt von feinem Gitterwerk und vom Verschwinden bedroht.

 

Damit wird ein weiterer Bezugspunkt des Bildes deutlich: Dantes „Inferno“, die mythologische Beschreibung einer Höllenfahrt, Urbild einer existentiellen Gefangenschaft des Menschen. Doch stecken in der inneren Spannung des Bildes auch viele positive Energien, die durch Zusammenarbeit und Austausch zweier unterschiedlicher Künstlerpersönlichkeiten entstehen.

Isolde Wawrin - Marie Pascale Engelmann

Isolde Warwin – Marie Pascale Engelmann

„Es ist, wie es ist…

ein Boot, eine Leiter

so fing es an

das Pferd, die Pflanzen, Ameise und Feuerwanze repräsentieren die Schöpfung und ihre Fülle als Hoffnung auch an Orten des Entsetzens und der Erinnerung – an unfassbares Leid.“ – so die beiden Künstlerinnen

 

Das Bild entwirft eine Gegenwelt zu dem, was im Lager geschah und was heute in der Gedenkstätte ausgestellt wird. Es ist die Welt des Lebendigen, der Tiere und der Pflanzen. Sie drücken eine Hoffnung aus. Leiter und Boot sind vielleicht Möglichkeiten, dorthin zu gelangen. Doch diese Mittel des „Ausstiegs“ hängen in der Luft, der Weg bleibt unsicher – aber die ganze Atmosphäre des Bildes sagt: es gibt ihn.

Ausgestellt in Struthof:

Texte: Sylvie Vilaume – deutsche Übersetzung: Johanna Meffert.

Eva Schaeuble - Didier Guth

Eva Schaeuble – Didier Guth

Ein abstrakter Künstler, eine figurative Künstlerin. Ihre Realisation wird durch feine Abgrenzungen, durch Ummalen jedes figurativen Elementes, und durch die sich ergänzenden Farben bestimmt. Von ihren leuchtenden Farben heben sich Figuren wie notwendige Schatten ab.
Brüderlichkeit = ein erfolgreiches Treffen.


Un artiste abstrait, une artiste figurative. La qualité de la réalisation dépend subtilement du dialogue des limites, de l’entour de chaque élément figuratif, des couleurs qui se complètent. Les couleurs s’ouvrent par leur luminosité, les figures s’y détachent comme une ombre nécessaire.
Fraternité = rencontre fructueuse.

Johannes Mundinger - Ann Loubert

Johannes Mundinger – Ann Loubert

Ihre Realisation zeigt einen aufgeteilten Raum, strukturiert und dynamisch. Selbst aus dem Hintergrund entspringende Barrieren, bremsen den Leitfaden nicht. Spuren, Formen, Figuren und Farben weisen Lücken auf. Eine andere Idee der Öffnung, ein Augenschmaus. Brüderlichkeit = Übergang und Translation.


Leur réalisation propose un espace morcelé, structuré et dynamique  : Barrières qui jaillissent du fond sans arrêter le trait qui court. Traces, formes, figures et couleurs gardent des trouées. C’est une variation sur l’idée d’ouverture, un voyage pour les yeux. Fraternité = passages et translations.

 

Gabi Streile - Elham Etemadi

Gabi Streile – Elham Etemadi

Breite, dicke Striche von Gabi Streile, luftigere Farbgebung und weiße Zeichnung von Elham Etemadi: ihre beiden Malarten sprudeln vor Freude und Energie über. Ihre gemeinsame Farbpalette zeigt ihren starken Willen sich auszutauschen, mit gewissen Einschränkungen. Ihre Gesten feiern das Leben, lassen die Formen vibrieren, die anfangen zu spielen. Brüderlichkeit = ein Paradies der Formen und Farben.


Traits larges et épais de Gabi Streile, couleur plus légère et dessin blanc d’Elham Etemadi, les deux manières exposent leur énergie joyeuse. Leur palette commune manifeste l’obstination dans le partage, et la liberté dans la contrainte. Leur gestuelle, comme une célébration de la vie, fait frissonner les formes qui se mettent à jouer. Fraternité =  paradis des formes et des couleurs.

Wolfgang Ebert - Jean Baptiste Defrance

Wolfgang Ebert – Jean Baptiste Defrance

Bei diesem Duo mischen sich die Eingriffe, sie widersprechen und ergänzen sich, bis sich eine Struktur abgerundeter Ecken aufdrängt und an einen Verhandlungstisch einlädt. Kolorierte Grautöne  sind hier Materie und Symbol des Austauschs. Brüderlichkeit = Verhandlungsstoff.


C’est un duo où les interventions se mélangent, se contredisent et se complètent jusqu’à ce qu’une architecture aux angles arrondis s’impose, et propose une table de négociations, où les gris colorés exposent la matière et la lumière de l’échange. Fraternité = matières à débattre.

 

 

 

Walter Jung - Sylvie Villaume

Walter Jung – Sylvie Villaume

Die große Form im Zentrum dieses Bildes ist, je nach Empfinden des Betrachters, leicht oder schwer. Je nachdem, ob sie Knochen oder Wolke ist, drängt sie uns, als Knochen, ihre konzentrierte Energie auf, oder schwebt, als Wolke, über einem bunten Schachbrettmuster, einer Picknickdecke ähnelnd. Hier heben sich die Formen ab und ergeben eine klare Linie. Brüderlichkeit = Absichten neu definieren.


Sur la peinture, une grande forme centrale est lourde ou légère, selon l’œil de chacun. Selon qu’elle est os ou nuage, elle impose son énergie concentrée ou flotte sur un damier coloré comme une nappe de pique-nique. Ici les formes se détachent et proposent une ligne claire. Fraternité = épurer le propos.

 

 

Mike Überall - Louis Danicher

Mike Überall – Louis Danicher

Ihr Bild zeigt uns eine bewaldete Landschaft, die ihre Geheimnisse tief in ihrer bildlichen Wildnis verbirgt. Wie ein Bindestrich unterstreicht Weiß stellenweise die lebhaften Farben. Brüderlichkeit = Vereinigung von Energie.


Leur peinture propose un gros plan d’une forêt touffue, qui garde ses confidences dans la profondeur d’une sauvagerie toute picturale. Les touches de couleur blanche courent de part et d’autre sur les couleurs vives, comme des traits-d’union. Fraternité = réunir les énergies.

 

 

 

Werner Schmidt - Christiane Bricka

Werner Schmidt – Christiane Bricka

Auf die gleiche Landschaft malend, ihre Farben und Gesten nur wenig variierend, hat sich ihre Sensibilität abgestimmt, um ausholende Streifen und kleine Gesten sowie starke Gesten und feine Striche zum Vibrieren bringen. Brüderlichkeit = eine Landschaft für zwei.


Travaillant dans le même paysage, la subtile variation des couleurs et des gestes, leur sensibilité  s’est accordée pour faire vibrer grandes traces et petits gestes, gestes imposants et traces intimes.  Fraternité = un paysage pour deux.

 

 

 

Rainer Braxmaier - Haleh Zahedi

Rainer Braxmaier – Haleh Zahedi

In ihrer Malerei wirken die Figuren ein bisschen wie Vögel, und das Boot, in dem sie sitzen, navigiert und sinkt zugleich. Ihr dezent schwarzer Humor drückt die tragikomische Komplexität der Existenz aus. Brüderlichkeit = Platz für die Verletzlichkeit des anderen.


Sur leur peinture, les personnages sont un peu oiseaux, et la barque qui les transporte navigue et coule à la fois. De leur humour, noir mais léger, se dégage la complexité tragi-comique de l’existence. Fraternité = laisser la place à la fragilité de l’autre.

 

 

 

Jost Schneider - Jacques Thomann

Jost Schneider – Jacques Thomann

Eine Landschaft lebhafter Eingriffe, von jedem einzeln, oder von beiden gemeinsam, sowohl Spaß als auch Konzentration beim Malen ausdrückend. Brüderlichkeit = Teilen, ohne darüber zu diskutieren.


Un paysage commun d’interventions vives de l’un ou de l’autre, des deux ensemble, dans un allant qui tient à la fois du plaisir et de la concentration à peindre. Fraternité = partager sans discuter du partage.

 

 

 

Sabine Brand Scheffel - Germain Roesz

Sabine Brand Scheffel – Germain Roesz

Die Tiefe und die Klarheit der Farben, mit denen beide gern arbeiten, erzeugt in ihrem Duo eine frühlingshafte Frische. Sie setzen Farbschichten (Abstraktion) und präzise Gesten (Andeutung von Formen) übereinander. Brüderlichkeit = Auf dass sie hell und strahlend sei!


La profondeur et la clarté des couleurs que chacun aime travailler se transforme en fraîcheur printanière dans leur duo. Ils superposent les couches de couleur (abstraction) et le geste précis (suggestion de forme).  Fraternité = qu’elle soit lumineuse et rayonnante.

 

 

 

 

Fotos (c) Werner Schmidt:

Fotos (c) Wolfgang Löster:

Fotos (c) Werner Schmidt:

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Fotos (c) Werner Schmidt:

DNA 8.3.2018: